Tirage au sort entre le Mali et la Guinée à la CAN 2015 : La main ‘’maudite’’ de Baba Diarra élimine les Aigles du Mali dès le 1er tour

L’aventure des Aigles du Mali pour la CAN 2015 s’est dramatiquement terminée le 29 janvier 2015 à 15 h 05 dans un hôtel de la place de Malabo, plongeant tout un pays dans un désarroi total. Mais pour tous les observateurs sportifs avertis, cette élimination inqualifiable dès le premier tour peu importe la manière, était prévisible du fait de ses responsables fédéraux décriés depuis leur arrivée le 8 octobre 2013 à la tête de la fédération malienne de football. Bref cette élimination dès le premier tour sans la moindre victoire est la rançon d’injustices et de mensonges grotesques, érigée en règle de gestion sans précédent dans les annales du football malien.

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En effet la pire cruauté que les Aigles du Mali viennent de subir depuis leur participation en 1972, 1994, 2002, 2004,2008, 2010, 2012, 2013 à une phase finale de coupe d’Afrique ; c’est d’avoir comme président de la fédération malienne de football Boubacar Baba Diarra fut-il Inspecteur général de police. Du coup l’histoire retiendra désormais que c’est la première fois que l’élimination des Aigles du Mali dès le premier tour d’une phase finale de la coupe d’Afrique des nations soit l’œuvre de la main du président de la fédération malienne de football à savoir Baba Diarra. Si les Aigles du Mali ont été éliminé au premier tour en 2008 (Ghana) et en 2010(Angola),  mais c’est avec les honneurs après avoir remporté une victoire avec au total 4 points contre 3 points pour cette CAN 2015 avec trois matchs nuls pour autant de matchs.  Comme cela ne suffisait pas il se trouve que c’est la main du président de la fédération malienne de football  qui s’est invitée dans la danse en renvoyant prématurément les Aigles du Mali à la maison.

Un échec planifié, prévisible et implacable

En faisant signer un entraineur dépassé en la personne d’Henry Kasperczak, en laissant toute la marge de manœuvre au capitaine des Aigles du Mali, en se plaisant à vouloir saboter à tout moment les performances obtenues par l’ancien bureau fédéral, Baba Diarra n’a jamais cessé d’ironiser son prédécesseur en déclarant que le football malien ne doit pas se glorifier d’une 3e place mais plutôt un trophée. « Je vais montrer à tous les sportifs maliens comment remporter la coupe d’Afrique des nations. C’est inadmissible que depuis 50 ans que le Mali continue de courir  derrière un trophée continental par la faute de ses responsables fédéraux. C’est pour cela que j’ai fait venir Henry Kasperczak qui connait le football malien. Pour moi il ne fait aucun doute qu’il est le seul entraineur aujourd’hui capable de remporter la coupe d’Afrique des nations pour le Mali » aime t-il déclarer à tout moment. Mais le comble c’est lorsque Baba Diarra malgré sa qualité de président de la fédération malienne de football est  brusquement devenu manager, entraineur, éclaireur, agent de joueur pour dit-il renforcer l’équipe nationale, cuisinier, comptable, marabout bref au départ et à l’arrivée de toutes les actions menées par la fédération malienne de football. Conséquence directe un conflit interne a éclaté au sein du comité exécutif qui a vu la suspension du président de la commission des finances suivi de la démission du président de la commission des finances. C’est ainsi que le choix des joueurs sélectionnés est laissé à l’appréciation du capitaine des Aigles, Seydou Keita qui est devenu incontournable même dans le choix des onze entrants et du changement  éventuel. Conséquence des joueurs comme Samba Diakité, Samba Sow, Mana Dembélé, Abdou Traoré et Modibo Maiga (même si ces  deux noms derniers cités ont été  rappelés à la phase finale) ont été ignorés pendant les éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations. N’eut été le secours de l’état malien, les Aigles n’allaient jamais se qualifier pour la phase finale. Aussi après une qualification laborieuse pour la phase finale de la CAN 2015 obtenue contre l’Algérie, au lieu de rassembler tous les acteurs sportifs et faire appel à l’expertise des anciens présidents de la fédération malienne de football afin d’obtenir l’union sacrée autour des Aigles, Baba Diarra tombe dans une arrogance inouïe en ne faisant que lancer des piques aux anciens membres de la fédération malienne de football. Ces piques sont accentuées après la qualification des Cadets, Juniors et Seniors comme si c’était la première fois que ces trois catégories se qualifient à une phase finale de leur catégorie différente. Contrairement aux autres phases finales que le Mali a eu à participer, c’est que tous les joueurs de l’équipe nationale se sont retrouvées à Bamako avec en prime un match de gala pour être en communion avec son peuple avant de recevoir ensemble le drapeau national des mains du président de la république. Autre raison c’est le fait que la fédération malienne de football a accepté que le nouveau maillot des Aigles soit baptisé du nom de Nelson Mandela dit Madiba contre et en retour bénéficier certainement des pots de vin. Ce qui est aussi grave c’est de faire à la presse proche de la fédération que Chérif Ousmane Madani Haidara leur avait rassuré que le Mali sera champion d’Afrique 2015 alors que le prêcheur les a fait uniquement des bénédictions sur la demande des responsables fédéraux. Aussi en se référant aux différents aux quatorze matchs livrés par les Aigles, les protégés d’Henry Kasperczak n’ont obtenu que quatre victoires (3 en officiel lors des éliminatoires de la CAN face au Malawi, à l’Algérie et à l’Ethiopie et 1 en amical contre une équipe de première division du Gabon, AS Akanda), quatre nuls(3 en officiel lors de la CAN contre le Cameroun, la Côte-D’ivoire et la Guinée amical contre le Sénégal), six défaites(3 en officiel contre l’Algérie, le Malawi et l’Ethiopie, 3 en amical contre la Guinée, la Croatie, la Chine, l’Afrique du Sud) en marquant 15 buts contre 21 encaissés sans oublier cette main ‘’ maudite’’ qui a mis fin au parcours des Aigles. Or pour remporter un trophée, il faudrait obtenir le plus grand nombre pour espérer jouer les premiers rôles.

Baba Diarra serait-il un ‘’porte-malheur’’ pour le football malien ?

Comme en 2008 au Ghana sous sa houlette (à noter que en sa qualité de vice-président de Salif Keita Baba Diarra avait conduit l’équipe) et malgré la présence de Mahamadou Diarra ‘’Djila’’, Seydou Keita, Fréderic Kanouté, Mohamed Lamine Sissoko, Adama Tamboura entre autres qui étaient tous au sommet de leur art, le Mali venait d’être éliminé à la surprise générale après avoir battu le Bénin(1-0) et avait tenu en échec le Nigéria(0-0) avant de sombrer face à la Côte-d’Ivoire. Aujourd’hui président de la fédération malienne de football, le Mali vient d’être pitoyablement éliminé cette fois –ci pas sur le terrain mais  de sa propre main en tirant la mauvaise boule qui classait le Mali 3e de la poule D, synonyme d’élimination. C’est dire aujourd’hui que l’histoire vient de donner raison à Tidiane Niambélé président de la fédération malienne de football d’alors en 2004 lorsqu’il avait décidé de remplacer Baba Diarra par Hammadoun Kolado Cissé. Résultat, le Mali avait été demi-finaliste de cette phase finale. Et non content de cela M. Diarra avait décidé de démissionner de la fédération. Pire depuis de toutes les phases finales de CAN que le Mali a participé, il a fallu Baba Diarra soit président de la fédération malienne de football pour que le Mali soit éliminé  dès le premier tour sans la moindre victoire alors qu’en 2008 et en 2010, les Aigles avaient gagné respectivement contre le Bénin (1-0) et contre le Rwanda (3-1). Pour sa propre dignité (s’il en reste encore) et pour l’honneur du football malien, Baba Diarra doit avoir l’amabilité de partir définitivement en présentant ses excuses publiques aux maliens et plus précisément aux anciens membres de la fédération malienne de football. Espérons que dès son retour, il aura le courage de dire qu’il a échoué sur tous les plans pour sauvegarder le peu de crédibilité qui lui reste encore. En tout cas s’il refuse de le faire les acteurs du football malien doivent se mobiliser avant que le football malien ne tombe  complètement dans l’Abysse par la faute de celui qui croit indispensable et incontournable dans le pays.

Les dérapages inadmissibles de Baba Diarra

Après avoir été incapable d’ouvrir la boule qui éliminait le Mali malgré qu’il ait été le premier à tirer cette dite boule (selon nos informations il aurait reçu des consignes de ses marabouts de ne pas ouvrir le premier), Baba Diarra n’a eu ses yeux que pour pleurer et sa bouche en s’en prenant à la CAF avant de tomber dans des mensonges grotesques dont lui seul possède le secret. C’était tout simplement hallucinant de voir le président de la fédération malienne se donner en véritable spectacle. Au lieu de garder profil bas en se soumettant au verdict cruel et implacable d’un tirage au sort comme tout responsable sportif modeste et humble, Baba Diarra, comme s’il venait de découvrir le règlement de la compétition de la CAN 2015  pendant la cérémonie de tirage au sort, ne faisait que de se lamenter de coq à l’âne. A  le croire, il préfère être éliminé sur des critères sportifs comme si le règlement n’est pas un critère sportif à l’image du règlement spécial du championnat national du Mali qu’il a élaboré cette année. Mais le comble de cette sortie médiatique ratée c’est lorsque Baba Diarra déclare que le Mali n’a jamais eu une telle équipe combative, technique et qui en veut beaucoup depuis 20 ans. Une équipe qu’il déclare avoir mis en place alors qu’il n’est arrivé à la fédération seulement qu’en 2013 soit 1 année, 3 mois et 25 jours. Or à part Bakary Sako et Abdoulaye Diaby, tous les autres joueurs ont été trouvés sur place. Mais ce qui est dommage malgré la qualité de l’équipe, elle  s’est fait éliminer dès le premier tour par  de sa propre main en tirant la mauvaise boule le premier sans la moindre victoire contrairement aux équipes de 1972, 1994, 2002, 2004, 2008, 2010, 2012 et 2013. La question qui se pose est-ce à dire que c’est au moment de la cérémonie du tirage au sort qu’il s’est rendu compte de ce règlement ? En déclarant que la CAF devrait se pencher sur le nombre de corners, de cartons, pourquoi n’a-t-il pas protesté contre le règlement qu’il est censé détenir avant le début de la compétition.  Mais heureusement tous les maliens sont restés humbles et dignes car pour eux la Guinée et le Mali forment un seul poumon dans un même corps.  Et les propos malveillants et insultants de Baba Diarra n’engagent que sa propre personne. Comme dit l’adage « c’est le médecin après la mort » sied parfaitement à l’attitude impuissante de Baba Diarra.

 

Sadou Bocoum

Source: Mutation

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