Krav Maga : l’AMAKRAV aspire au statut de fédération sportive

L’Association Malienne de Krav Maga et disciplines associées (AMAKRAV) a organisé, le samedi 29 février, à l’Ecole fondamentale du Quartier Mali, la deuxième journée nationale de Krav Maga. Cette activité vise à offrir une tribune d’expression aux ‘’kraveurs’’ maliens et à poser les jalons pour la création de la Fédération Malienne de Krav Maga. 

Sans tambour ni trompette, le Krav Maga, qui signifie en hébreu « combat rapproché » fait son chemin au Mali. Cela, grâce à l’Association  Malienne de Krav Maga et disciplines associées (AMAKRAV) que dirige Ousmane Nimaga (Directeur Technique continental et Expert international de la discipline).  Et cette association veut devenir une fédération nationale sportive à part entière.

Dans sa politique de promotion et de vulgarisation de la discipline, l’AMAKRAV multiplie donc les activités.  Après les stages de découverte et la mise en place des ligues régionales, elle a organisé avec brio la deuxième édition de la journée nationale de krav maga. C’était le samedi 29 février, à l’Ecole fondamentale du Quartier Mali.

Cet évènement, parrainé par le président de la Ligue de Bamako, Paul Mogaba Daou, a regroupé plus d’une centaine de ‘’kraveurs’’. Des pratiquants d’autres arts martiaux, comme le Karaté, le Vovinam viet vo dao,  ont aussi participé. Ainsi, sur le tatami, plusieurs séances de démonstrations ont tenu l’assistance en haleine. Un stage de secourisme a été aussi couplé aux exhibitions.

« Pluralité des disciplines »

Dans son speech, le premier responsable de l’AMAKRAV, Ousmane Nimaga, a rappelé que « le krav maga est une méthode d’autodéfense israélienne combinant la boxe thaïlandaise et anglaise, le jujitsu, la lutte et le judo ».

Avant de poursuivre : « A l’ origine, il a été créé par Imi Lichtenfeld pour protéger la communauté juive de Bratislava dans les années 1930. Il a été, depuis, adopté par Tsahal (Armée de défense israélienne) et le Mossad (Institut pour les Renseignements et les Affaires spéciales) et par de nombreuses polices et troupes d’élite dans le monde. Il connait également un relatif intérêt chez les civils. L’avantage c’est la pluralité des disciplines ».  

En ce qui concerne cette journée, l’Expert international a exprimé toute sa joie. « C’est une grande satisfaction. Comme il n’y a pas de compétition, nous nous réunissons chaque année pour des démonstrations. Lors de la première édition, il n’y avait que les pratiquants de Bamako. Cette année, les kraveurs des régions de Ségou, Koulikoro et Bougouni ont tous participé à cette journée d’échanges. C’est dire que le krav maga est pratiqué dans les régions. Et notre ambition est de devenir une Fédération avant fin 2020. Et nous pensons être sur la bonne voie», a-t-il confié

« Techniques létales »

Maitre Nimaga a aussi expliqué l’absence de compétition dans le Krav Maga. « Il n’y a pas de combat en compétition parce que les techniques sont létales. Mais en Europe, on essaye de tenir des compétitions avec certaines règles. Notamment avec deux volets : technique et combat. Avec le temps, nous allons aussi adhérer à ces idéaux qui donnent plus de visibilité à la discipline », a-t-il souligné.

Rappelons que l’AMAKRAV a été créée en 2017. De sa création à aujourd’hui, elle a formé environ 3000 athlètes à travers le pays. Et d’après ses membres, elle a l’agrément et l’affiliation de la  Confédération Africaine de la discipline. La Direction technique de la Confédération est même confiée au Mali depuis 2018.

Sory Ibrahima COULIBALY   

Source : L’Indépendant

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