Invalidation de l’Assemblée générale ordinaire de la FEMAFOOT du 10 janvier 2015, suspension de Yély Sissoko :

Le Comité exécutif dirigé par Boubacar Baba Diarra et les  “frondeurs” devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) ce matin

 

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Le dossier tant attendu opposant les “frondeurs” au Comité exécutif de la Fédération Malienne de Football sera jugé, ce vendredi 18 septembre, au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) considéré comme la Cour Suprême des litiges dans le domaine du sport. Il a été saisi, il y a quelques mois, par les “frondeurs” pour invalider les recommandations issues de l’Assemblée générale ordinaire de la FEMAFOOT, tenue depuis le 10 janvier 2015. La suspension de Yély Sissoko (ancien Président de la Commission des Finances) sera aussi débattue.

Pour ceux qui ne le savent pas, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est une institution internationale indépendante proposant un arbitrage ou une médiation dans le monde du sport. Considéré comme la Cour Suprême en matière de litiges dans le domaine du sport, le TAS est basé à Lausanne, en Suisse. Il compte quatre formes de procédures. Il s’agit de la procédure d’arbitrage ordinaire, la procédure arbitrale d’appel, la procédure consultative et la procédure de médiation.

C’est ce vendredi 18 septembre que se déroulera l’audience de l’affaire qui oppose le Comité exécutif de la Fédération Malienne de Football à certains dirigeants sportifs issus du camp des “frondeurs”. Il s’agit, entre autres, de Yély Sissoko, Me Bassalifou Sylla, Moussa Konaté et Boubacar Monzon Traoré. Ceux-ci ont saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) juste après l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération Malienne de Football qui s’est tenue le 10 janvier 2015 à l’hôtel Olympe International. Selon eux, cette rencontre n’a pas été convoquée dans les conditions régulières. Aussi, ils demandent l’invalidation des recommandations  qui en ont résulté. La suspension de l’ancien président de la Commission des Finances de la FEMAFOOT, Yély Sissoko, sera  aussi débattue. Ce dernier a, en effet, été suspendu suite aux recommandations d’une mission des Experts de la FIFA dans le cadre du Programme “Performance”. Ce qui est du reste  conforme aux dispositions statutaires de la fédération.

En tant que président de la Commission des Finances, Yély Sissoko était l’un des signataires de chèques et bons de commandes de la FEMAFOOT alors que son rôle était de superviser les opérations financières. En d’autres termes, il ne peut pas être juge et partie : signataire et superviseur des opérations financières. Raison pour laquelle la FIFA a recommandé à la FEMAFOOT de retirer la signature à Yély Sissoko. Mécontent de cette disposition, il a tenté de bloquer les comptes de la FEMAFOOT au niveau des banques. Finalement, il a été suspendu par le Comité exécutif pour indiscipline caractérisée.

Les deux parties FEMAFOOT et “Frondeurs” seront devant les juges du TAS où chacune défendra sa position. Le Comité exécutif de la fédération est représenté par le Secrétaire général Yacouba Sidiki Traoré, le président de la Commission centrale de Recours, l’ancien ministre Pr. Makan Moussa Sissoko et le Cabinet de Me Moustaphe Sow. S’y ajoute  Me Béatrice Loubié, Avocat au Barreau de France. Pour sa part, le camp des “frondeurs” est représenté par Moussa Konaté et Yély Sissoko.  Le verdict du TAS sera prononcé dans quelques jours ou semaines, voire mois.

Il faut rappeler qu’une audience au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) nécessite des moyens financiers considérables. On parle de plusieurs dizaines de millions de FCFA. Et si le TAS déboute les demandeurs, c’est-à-dire  “les frondeurs”, ils seront dans l’obligation de rembourser toutes les dépenses engagées par le Comité exécutif de la FEMAFOOT.

Alou B HAIDARA

 Source: L’Indépendant
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