Crise à la FEMAFOOT : ET MAINTENANT ?

federation malienne football assemblee generale femafootL’annonce du verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS) a provoqué un grand choc chez les sympathisants du Collectif des ligues et des clubs majoritaires et ce sont plusieurs dizaines de personnes qui se sont retrouvées hier au Quartier général (QG) du collectif pour s’enquérir de l’évolution de la situation.

Visiblement secoués par la décision de la juridiction de Suisse de déclarer irrecevable la plainte déposée par le Collectif des ligues et clubs majoritaires, à savoir l’invalidation de l’Assemblée générale du 10 janvier de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), les supporters n’avaient qu’une seule question à la bouche : pourquoi le TAS a décidé de ne pas trancher ? Deux responsables du collectif, Modibo Coulibaly et Yéli Sissoko étaient là pour recevoir les supporters et leur expliquer de long en large tout le contenu de la sentence arbitrale rendue par la juridiction de Lausanne en Suisse.
«Rassurez-vous, nous n’avons pas perdu le procès comme le prétendent certains responsables de la fédération. Le TAS a plutôt déclaré irrecevable notre plainte parce qu’elle a été déposée hors délai. Pour le reste, le TAS nous a donné raison sur toute la ligne et ce verdict ne saurait être considéré comme une défaite», dira d’entrée Yéli Sissoko, avant d’entrer dans les détails du document de 29 pages publié par le TAS sur le dossier.
«Après l’Assemblée générale du 10 janvier, notre plainte devait être déposée au plus tard le 21 février pour être recevable. Mais pour des raisons indépendantes de notre volonté et qui étaient liées à la situation conflictuelle qui régnait dans le monde du football, nous n’avons pu respecter le délai de dépôt.
Notre avocat a expliqué les raisons de ce retard avec document à l’appui et on pensait que cela allait permettre au TAS de se pencher sur le dossier. Malheureusement, le tribunal a suivi la fédération qui, lors de l’audience, a demandé aux juges de se déclarer incompétents pour trancher. C’est regrettable, mais nous resterons toujours derrière les textes, surtout que le TAS a dit clairement que l’Assemblée générale du 10 janvier a violé le statut de la FEMAFOOT et que 29 délégués sur les 55 ont quitté la salle et n’ont pas adopté les résolutions. Pour nous, ça c’est une grande victoire», expliquera Yéli Sissoko. Dans le document du TAS on peut lire : «la déclaration d’appel ayant été déposé le 20 mai 2015, l’appel est manifestement tardif et partant irrecevable.
Dans ces conditions et eu égard au principe de l’économie de procédure, la Formation considère qu’il n y a pas lieu d’examiner les autres exceptions d’irrecevabilité. Au vu de tout ce qui précède, la Formation déclare le TAS compétent pour statuer sur l’appel déposé par Monsieur Yéli Sissoko, la ligue de Bamako, le COB ainsi que le Djoliba, le 20 mai 2015, mais rejette ledit appel comme étant irrecevable.»
Modibo Coulibaly abondera dans le même sens en assurant qu’il n y a pas un seul point de désaccord entre le TAS et le collectif et que la «bataille juridique ne fait que commencer». «Certains sont allés jusqu’à dire que le TAS nous a condamnés à payer tous les frais de la procédure, alors que le document indique clairement que c’est 80% des frais qui seront pris en charge par le collectif et 20% pour la fédération. Comment peut-on tromper les gens avec telles allégations, alors que tout est clair dans le document ?», interrogera Modibo Coulibaly. «Une fois encore, lancera-t-il aux supporters, restons sereins et vigilants, cette affaire ne fait que commencer. Nous attendons le verdict de la FIFA pour décider de la démarche à entreprendre dans les prochaines semaines», ajoutera Modibo Coulibaly, en présence des représentants du COB, du CSK, de l’ASKO, du FC Gaoussou, de l’Avenir de Tombouctou et de l’Espérance de Médine.
En clair, précisera Yéli Sissoko, si la FIFA rend un verdict défavorable au collectif, «nous attaquerons cette décision devant le TAS avec la certitude qu’il n y aura problème de recevabilité ou d’irrecevabilité. Mais, insistera-t-il, nous resterons toujours derrière les textes et on n’entreprendra rien qui puisse porter préjudice à la médiation du ministère des Sports et du Comité national olympique et sportif».
S. B. TOUNKARA.

source : Essor

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