COUPE D’AFRIQUE DES CADETS DE FOOTBALL : Le Mali ne défendra pas son titre

Battus, le dimanche 16 septembre, en demi-finale, après tirs au but (4-5) du tournoi qualificatif de la Zone A de l’UFOA qui se joue au Sénégalles Aiglonnets ne prendront pas part à la phase finale de la CAN U17, prévue en Tanzanie en 2019.

Coup de tonnerre à Bamako et ailleurs dans le pays ! Les doubles champions d’Afrique des cadets de football ne participeront pas à la phase finale de cette compétition. Ce qui constitue un fiasco pour les autorités en charge du football. En effet, le Comité d’anormalisation, pardon, de normalisation de la Fédération malienne de football, sur proposition du directeur technique national, Mohamed Magassouba, n’a pas voulu renouveler les contrats de Soumaïla Coulibaly et de Jonas Komlan, sélectionneurs respectivement des minimes et des cadets. A leur place, Sékou Seck dit Baco et Mamoutou Kané ont été recrutés.

Ainsi la majeure partie des joueurs de l’équipe minime entrainés durant deux ans par Soumaïla Coulibaly a été mise de côté pour des raisons inavouées. Le sélectionneur Sékou Seck, au lieu de continuer avec l’ossature de la même équipe montée en catégorie supérieure, notamment celle cadette, a décidé de sélectionner de nouveaux joueurs. Comme une punition divine, beaucoup de nouveaux venus ont échoué au test Imagerie par résonance magnétique qui détermine l’âge des joueurs. Cela, après plusieurs semaines de préparation. Pris au dépourvu, le coach Seck a été obligé de s’arracher ses cheveux pour former une nouvelle équipe avec le résultat que l’on sait désormais.

Après l’élimination, les réactions ne se sont pas fait attendre. Chacun y va de son commentaire. Sur sa page facebook, Sidy Traoré, journaliste sportif à la radio Jékéfo explique à sa manière les raisons de la débâcle des Aiglonnets. Il pointe du doigt « le mauvais choix du sélectionneur, le favoritisme, le clanisme, l’amateurisme, la mauvaise de foi de l’administration sportive et l’exclusion des bons joueurs au profit de ceux dont les parents ou le président de club ont payé de l’argent. »  Des pratiques que beaucoup pensent révolues.

D’autres au contraire, estiment que le sélectionneur n’aurait pas dû prendre l’équipe car en l’absence du bureau fédéral, le Comité de normalisation ne maitrise pas tous les rouages des éliminatoires. « Beaucoup de choses entrent dans la qualification d’une équipe », commente sobrement un confrère.

Pour éviter de pareilles déconvenues, les autorités en charge du football doivent tirer toutes les conséquences de cet échec. Cela passe par l’ouverture d’une enquête y compris judiciaire pour situer toutes les responsabilités. Il faut plus que jamais mettre en place un bureau fédéral digne de ce nom. Lequel s’attèlera à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière, après des années de disette des ères Boubacar Baba Diarra et Mme Daou Fatoumata Guindo. Cette élimination intervient quelques mois après la déconvenue des quatre clubs engagés par le Mali en compétition africaine des clubs.

Abdrahamane Sissoko

Source: infosepte

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