Vol du betail au Mali : la Febevim tire la sonnette d’alarme

En marge de l’atelier national sur le “foncier pastoral et la mobilité du troupeau” au Mali, le président de la Fédération nationale des groupements interprofessionnel de la filière viande et lait au Mali (Febevim) a fait un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour l’incrimination du vol de bétail devenu monnaie courante au Mali.

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La Febevim défend les intérêts des éleveurs et les acteurs du sous-secteur de l’Elevage. Depuis sa création, elle attire l’attention des autorités sur les difficultés auxquelles les éleveurs sont confrontés. Parmi ces problèmes, on peut citer le rétrécissement des espaces de pâturage dû, non seulement à l’accroissement du cheptel et des espaces agricoles mais aussi à la croissance démographique. Aussi, à cause de  l’insécurité dans les régions du nord et du centre considérées comme des zones de pâturage, l’essentiel des troupeaux  migre vers les régions du sud qui sont les régions agricoles par excellence. Cette transhumance est à l’origine des affrontements sanglants entre éleveurs et agriculteurs. A cela s’ajoute un autre problème très préoccupant, il s’agit du vol de bétail qui a pris du galop au Mali, faute de textes l’ incriminant fortement.

“Ce sont des centaines  de bovins et caprins qui sont volés ou abattus par des bandits par an au Mali. Le phénomène ne fait que prendre de l’ampleur au Mali faute de textes législatifs pour l’incriminer, alors que dans certains pays voisins, le vol du  bétail est assimilé à un crime et puni comme tel. En tant que premier pays de l’espace Uémoa et 2è de la Cédéao en terme d’effectifs du cheptel, le Mali a besoin d’une loi pour punir, comme il le faut, le vol du bétail qui affecte sérieusement le secteur”, a affirmé le président de la Febevim, Aboubacar Bah.

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr. Nango Dembélé a dit avoir pris bonne note de la requête de la Febevim. Cette question sera sérieusement débattue lors de la journée nationale de l’élevage qui sera organisée cette  année par le département de l’Elevage et de la Pêche.

Rappelons que  l’élevage contribue à hauteur de 19% du PIB national. Il est le 3ème contributeur aux recettes d’exportation du Mali après l’or et le coton et contribue à hauteur de 80% des revenus pour les pasteurs et 18% pour les agropasteurs.

L’élevage est la principale source de revenu pour 30% de la population malienne. En termes d’effectifs, le cheptel malien est estimé à 15 millions de bovins et 32 millions d’ovins et caprins, 980 000 camelins et 37 millions de volailles. Ce qui place le Mali au premier rang des pays d’élevage de la zone Uémoa et 2ème rang des pays dans l’espace Cédéao, après le Nigeria par l’importance des effectifs et la diversité des races animales.

 

La rédcation 

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