Vente des produits en promo à Bamako : Les jeunes filles en proie à une nouvelle forme de prostitution

Difficile de traverser aujourd’hui la ville de Bamako, sans rencontrer un vendeur ou une vendeuse ambulant (e) de produits en promo, communément appelés les « bon prix». Généralement, c’est les recalés ou les personnes qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école qui choisissent d’embrasser ce genre de commerce. Mais de nos jours, cette activité est devenue l’apanage des filles. Parmi elles, certaines font la promotion des produits, d’autres, leur propre promotion. Comprenne qui pourra.

 

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En effet, depuis un certain temps, la vente des produits en promo prend de l’ampleur. Elle est devenue l’activité principale de beaucoup de jeunes de notre capitale,   qui cherchent seulement à gagner leur vie dignement.

Mais de nos jours, tel n’est plus le cas chez certaines  jeunes filles qui sont capables de tout pour arriver à leur fin. Elles  partent et rentrent partout pour pouvoir  écouler vite leurs marchandises, car le salaire dépend de l’article vendu par jour, d’après eux mêmes. Face à cet état de fait, elles n’hésitent pas à vendre leur corps pour vider la poche du lient.

Ces jeunes sont douées dans leur travail et se dotent de toutes les astuces pour appâter à coup sûr leur clientèle masculine, dont des tenues provocatrices. Pour vendre leurs produits, elles ne se limitent pas aux grandes artères et marchés des quartiers, elles pénètrent les maisons, les lieux publics et surtout les bureaux privés.

Les endroits  où se trouvent uniquement des hommes sont leurs principaux points de marchandage. Ces vendeuses ont plus d’un tour dans leur sac pour draguer  les hommes, surtout les patrons qu’elles croisent sur leur chemin.

Tellement ambitieuses et voulant  faire vite fortune, elles ne courbent l’échine devant personne. Elles se glissent à longueur de journée entre les bureaux et n’hésitent pas à s’offrir aux directeurs et aux plantons d’un même service, l’essentiel est d’acheter.

Une d’entre elle, A.M estime que : « la vie est très chère maintenant, le marché est trop lent, beaucoup de ces produits ne sont pas de bonne qualité et nous sommes payés en fonction des produits vendus par jour. C’est ce qui pousse plusieurs d’entre nous, d’additionner autre chose pour vendre plus et avoir une énorme revenue.»

M. Sangaré fonctionnaire de son Etat affirme qu’un jour, il a acheté un médicament dans leur service à une vendeuse ambulante des produits en promo. Sans demander qu’elle a écrit son numéro de téléphone sur un bout de papier  avec la mention : ‘’je t’aime’’ pour lui remettre après la vente.

Selon Baba Touré, un fonctionnaire de son état, renseigne : « ce ne sont pas seulement les jeune filles qui s’en donnent à cette pratique, certaines femmes mariées se lancent également  dans ce genre de prostitution, qui se passe dans les bureaux. Aujourd’hui, plus besoin d’aller chercher les prostituées, c’est elles qui vous trouvent sur place, grâce  au double profile des vendeuses ambulantes. »

Cette vie de débauche qui sévit dans notre capitale est une dépravation de nos mœurs, et pourtant ça se passe aux yeux de tous, sans qu’on s’en préoccupe. C’est pourquoi les structures qui emploient ces jeunes filles pour faire la promotion de leurs produits doivent revoir leur copie. Et les adolescentes à veiller sur leur santé, plus chère et précieuse que ces chinoiseries.

Fily Sissoko

Source: Tjikan

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