Transition au MALI: le CRAMN fait de pertinentes propositions

Dans le cadre de ses activités, le Cercle de Réflexion et d’Appui pour un Mali Nouveau (CRAMN), a organisé une cérémonie de réflexion sur la transition afin de contribuer à la recherche de pistes de solutions pour une sortie de crise glorieuse. C’était le lundi 31 août 2010, dans la salle de “Impact Hub” immeuble Assurance Lafia ACI 2000.

Le  Président du CRAMN, Pr Bakary CAMARA non moins doyen de la FDPU, a présenté l’historique et les différentes activités du CRAMN depuis sa création, des thématiques ont été animés par des panelistes entres autres: Dr Brema Ely DICKO, Professeur ULSHB ; Dr Kalilou DOUMBIA, USJPB et Tidiani TOGOLA, Secrétaire Exécutif de la Fondation Tuwindi sous la modération de M. Moustaphe DOUMBIA, modérateur de la cérémonie.

Ces thématiques étaient entre autres : Le contexte général de la situation (sécuritaire, politique/géopolitique et économique) du Mali: quelle transition pour un Mali Nouveau ?; Quelle transition et quelle réforme institutionnelle pour un Mali Nouveau ? ; Qu’est-ce que les Maliens peuvent-ils attendre de cette transition ?

À l’issue des différentes présentations, l’assistance a procédé à la série de questions dont les réponses ont été données par les différents panelistes.

Après 28 ans de démocratie, les panelistes sont unanimement d’accord qu’il y’a des insuffisances qui ont conduit le Mali à la crise multidimensionnelle qu’il connait aujourd’hui en enregistrant de son indépendance à maintenant, 4 coup d’états.

Dans le contexte actuel du Mali ou une révolution populaire a été parachevée par des militaires avec une démission militairement assistée du Président IBK, les panelistes proposent que seule une transition consensuelle avec l’inclusion de toutes les couches sociopolitiques du pays peut sauver le Mali.

En réponse aux questions : faut-il une nouvelle constitution ou faut-il réviser l’actuelle ?; comment mettre à jour les textes régissant les partis politiques et la gestion des élections au Mali ?; dans quel délai les actions prioritaires retenues peuvent-elles mise en oeuvre ?, Les panelistes du CRAMN propose la mise en place d’une Assemblée Constituante. Ainsi avec cette Assemblée Constituante, sera élaboré un document qui tracera le schéma de la transition. Au-delà de la transition cette Assemblée Constituante se chargera de la mise en place de la 4ème république avec l’élaboration d’une nouvelle constitution. Selon le panel, ni la seule proposition de la société civile, ni du CNSP ne doit être imposée pour la gestion de cette transition dont la durée ne doit pas dépasser 11 ou 18 mois.

Les panelistes n’ont pas manqué de souligner la racine du mal à laquelle tous les problèmes du Mali tirent leurs sources, la corruption et l’impunité et l’échec de la classe politique. À cet effet, l’un des panelistes en la personne de Tidiani TOGOLA a présenté le rapport d’un sondage au sein de la population malienne sur qui, pour diriger la transition et combien d’année pour la durée. Selon lui 63% des Maliens disent un militaire ; 38% pensent 3 ans ; 25% pensent 2 ans et 20% pensent 1 an. Également un sondage sur les sanctions CEDEAO après la démission du Président. Selon ce sondage 65 % désapprouvent les sanctions de la CEDEAO et 10 % sont pour dans les pays de l’espace CEDEAO. Parlant de sa propre proposition, Tidiani TOGOLA a signalé qu’il propose 12 mois pour la transition et choisir le président conformément à la proposition des 63% des maliens qui proposent un militaire avec l’élaboration, bien sûr, d’une feuille de route faite par l’ensemble des maliens.

Source: Le Confident

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