Traitement de la presse : Grande aura été la déception

Evènement de portée internationale, la presse était à la cérémonie de signature de l’accord de paix indésirable au su et vu de son premier responsable. Pourtant, on ne méritait pas un tel traitement. Avec nos plumes nous allons dénoncer les entorses, les actes d’ostracismes à l’endroit de notre corporation privée.

journaux presse ecrite papierC’est le moins qu’on puisse dire. Sinon comment comprendre qu’elle soit confinée dans une salle alors que la cérémonie se tient dans une autre ? Les journalistes locaux et internationaux qui étaient sensés être des témoins oculaires, étaient réduits à être de simples téléspectateurs.  Pourquoi convier la presse, si c’est pour venir les tenir à l’écart de ce pourquoi ils sont là. On sait que le prince du jour ne porte pas la presse dans son cœur, il ne manque de le dire, mais de là à s’en départir, il y a un pas que l’organisation (certainement en voulant lui faire plaisir) a franchi. Comment les expliquer, que leur cérémonie, à l’absence de la presse serait restée non un évènement national, mais un évènement circonscrit au CICB. Le mépris doit cesser. Et, ironie du sort, les médias pour lesquels on est attentionné et qu’on s’insurge à la moindre incartade n’en n’ont cure du retour de la paix encore moins de la signature d’un document sensé y contribuer. La preuve, ils n’en n’ont pas parlé.

Par contre le traitement réservé aux absents de la CMA, et à la  mini marche de Kidal contre la signature de l’accord était tel qu’on croirait que le peuple est contre l’accord. Mais malgré tout, on voue aux gémonies la presse nationale, qui malgré les difficiles conditions qui sont la tienne donne du meilleur d’elle-même pour appeler au calme, au dialogue et surtout faire entendre la voix de la majorité adhérente au processus. Une voie qui malheureusement est étouffée par une propagande venue d’ailleurs et à laquelle nos dirigeants sont plus attentionnés. On n’a pas besoin d’être pouponnés comme le sont certains. Tout ce qu’on demande c’est d’un peu de considération à défaut d’estime pour le travail à accomplir. Car ce travail, nous ne le faisons pour personne, nous le faisons pour le Mali, notre pays.  Il est aussi de la responsabilité des dirigeants des organisations faîtière de la presse de faire entendre raison à ceux là qui n’ont aucun respect pour la presse, en commençant par notre ministre de tutelle, Choguel K Maïga sur lequel la presse privée a placé assez d’espoir. Sous d’autres cieux, à une semaine ce l’évènement la en ferait de cet évènement son choux gras. PAS DE BANDEAUX POUR LA PRESSE PRIVEE.PAS DE MESSAGE SPECIFIQUE A FAIRE PASSER.  la communication a flanché et le traitement réservé à la presse n’a pas été honorable. Corriger à temps car le Mali abritera le sommet France Afrique. . Nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes des patriotes dévoués et que de tels agissements ne sauraient prospérer.  Car il ne sert à rien de nous désavouer publiquement et de nous lire chaque jour que Dieu fait. De qui se moque t-on ? Grande aura été la déception.

La Rédaction

 

source : Le Pouce

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