Sergent -Chef Daouda Cissé SG du SPN, lors d’une conférence de presse : : «Ni le DG de la police, ni le Ministre, ne se sont rendus aux obsèques du policier abattu lors de l’attentat de «La Terrasse»

« Aujourd’hui, les malfrats sont plus équipés que les policiers. Même les torches que nous utilisons sont payés de nos poches sans compter les cas de maladies dans l’exercice de nos fonctions».

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Pendant que le ministre Sada Samaké était face aux  députés pour répondre des questions relatives à la sécurité, les membres du SPN eux, sont monté au créneau pour dénoncer  le manque d’équipements, mais également pour évoquer les licenciements et mutations arbitraires dont ils sont victimes. C’était au siège de la CSTM en présence du représentant de la centrale syndicale M. Almoubachar Haidara,  des  sergents Mahamane O Maiga secrétaire administratif, Fadiala Maiga SG comité GMS MO et son adjoint Fousseyni Diakité dit Thiopy et Aliou Djibrilla Maiga.

Il s’agissait pour eux d’informer l’opinion sur la situation syndicale et sécuritaire, le problème d’  équipement et le statut particulier.

Manque d’équipement des  policiers

Le conférencier, le  Sergent-chef Daouda Cissé dira que la police ne peut jouer pleinement son rôle étant sous équipée. Aujourd’hui, déplore-t-il,  80% des policiers n’ont ni arme, ni gilet pare-balle. Allusion faite à l’incident survenu à « La terrasse » où la police est venue à temps mais ne disposait d’aucun moyen de dissuasion. Ce qui a d’ailleurs couté la vie à un de nos militants » a indiqué le Sergent Cissé.

« Au cours des patrouilles, c’est un seul policier qui possède le PM (pistolet mitrailleur), les armes individuelles ne sont données qu’aux officiers, commissaires et inspecteurs .Or eux ne sont sur le terrain. Ce qui fait qu’aujourd’hui,  les policiers sont livrés à la boucherie. Aujourd’hui, les malfrats sont plus équipés que les policiers. Même les torches que nous utilisons sont payées  de nos poches sans compter les cas de maladies dans l’exercice de nos fonctions. Alors comment s’attendre à une police performante dans ses conditions ?»

Pour Mahamane O Maiga  «mieux vaut que la police soit remilitariser parce que les militaires eux ont été dotés de la tête aux pieds et la police,  rien !  Des correspondances adressées sont restées sans suite et, cela ne nous a pas empêché de nous battre au quotidien pour assurer la sécurité des citoyens».

Et pis ! Lors des funérailles du policier victime  de «La Terrasse» aucune autorité,  ni le DG de la Police encore moins le ministre de tutelle n’était présent contrairement au jeune conducteur de la « CH » abattu lors de la patrouille où tout le gouvernement était présent y compris le PM. Est-ce une discrimination ? ».

 Des licenciements  et mutations arbitraires 

L’Adjudant-chef Youssouf Fofana SG par intérim et le Sergent –Chef Aliou Djibrilla Maiga ne font plus partie de l’effectif de la police. Le premier cas date du 31 Décembre 2014 et le second, du  10 Avril 2015. A l’adjudant-chef Youssouf Fofana, l’on reproche  un abandon de poste ce,  après le gel de son salaire pendant 6 mois. Aussi un nommé Mamadou Drabo était également frappé par ce gel de salaire, même si ce dernier a été finalement  remis dans ses droits. Cette décision de radiation selon la victime Fofana est le prix de la vengeance du DG Kansaye et du Ministre Sada Samaké.

Pour le second,  le sergent-chef Aliou D Maiga également accusé  d’abandon de poste, se  défend corps et âme,  qu’il était victime d’un accident de la circulation qui lui a valu deux mois d’incapacité de travail justifié. Mais il accuse sa hiérarchie, le commandant de la 4ème     compagnie GMS, le   Commissaire Ibrahima Koné,  avec lequel  il a plusieurs antécédents et qui lui ’aurait juré de le radier de la police. Joint par nos soins,  le dit commissaire a été discourtois et désagréable. «Tant pis pour les  aigris» comme dirait l’autre ! En tout cas, qui ne dit rien consent !

La  CSTM centrale syndicale à la quelle  est affilié  le SPN  à travers son représentant,  affirme avoir attaqué la décision en justice. Et l’affaire est pendante devant le tribunal administratif.

Le Statut actuel  de la police n’honore pas

Aux dires des policiers du SPN et ce depuis 2010,  le présent  statut ne protège pas le policier. Pis ! Aujourd’hui,  la Direction Générale a entrepris l’élaboration d’un statut dans lequel sera interdit tout contact du policier avec la presse, idem la tenue d’assemblée générale ;  bref un texte qui anéanti le syndicalisme au sein de la police.

Et au-delà de la police, il s’agira d’un texte  anticonstitutionnel puisque violant le principe de la liberté d’association, d’opinion,  de presse, etc. Donc attaquable et éventuellement nul et de nul effet.

Coulou

source :La Sentinelle

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