Semaine des Victimes au Mali : C’est parti pour la 5ème édition

Le Siège de la Coalition Malienne des Défenseurs des Droits Humains (COMADDH) a abrité, le 20 décembre 2020, la conférence de lancement officielle de la cinquième édition de la semaine des victimes au Mali. Elle a été présidée par le président de la Commission national des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré.

Pour Aguibou Bouaré, la semaine des victimes est un rendez-vous annuel autour des droits de l’Homme pour féconder les échanges sur les cadres juridique, institutionnel et programmatique des droits de l’Homme au Mali, d’une part, et pour évaluer les progrès réalisés au cours de l’année finissante afin de mieux aborder l’année naissante d’autre part. La semaine 2020 des victimes, rappelle ensuite Aguibou Boauré, s’inscrit dans le cadre de la création de la journée internationale de la solidarité humaine qui s’est fixée comme objectif général la contribution à la promotion d’un environnement plus respectueux des droits humains, notamment des droits des victimes des crises qu’a connu le Mali de l’Indépendance à nous jours. Dans cette vision, indique le président de la CNDH, ladite semaine se fixe deux objectifs spécifiques. D’abord, il s’agit de sensibiliser les populations et les décideurs sur la situation des victimes de violation des droits humains. Ensuite, il s’agit de cerner les actions menées en faveur des victimes pour impulser la mise en œuvre de la justice transitionnelle afin de lutter efficacement contre l’impunité des violations des droits humains. Durant cette semaine, indique Aguibou Bouaré, pour atteindre ces objectifs particuliers en phase avec les réalités du moment eu égard à la recrudescence d’insécurité de la pandémie de Covid-19 et l’émergence de nouvelles formes d’atteintes aux droits humains qui annihilent tout effort de promotion et de protection des droits humains, de nombreuses activités sont envisagées. Parmi ces activités, l’on retient le panel sur le droit à la vérité des victimes : acquis et attentes des victimes, la conférence sur la constitution de 1992 et la protection des droits de l’Homme pour analyser ses forces et formuler des propositions d’amélioration, l’espace-contact sur la politique de réparation des victimes, le panel sur la protection des victimes dans la législation malienne.

Avant, le président de la COMADDH, Med El Moctar Mahamar, a abordé le thème « la  solidarité humaine et droits des victimes ». « La solidarité humaine, c’est promouvoir un ordre social dans lequel tous les droits humains et toutes les libertés fondamentales sont pleinement réalisés. Quant aux droits humains des victimes, ils s’entendent par des garanties juridiques universelles qui protègent les personnes et les groupes contre les actions et les omissions contraires aux libertés fondamentales, aux droits et à la dignité humaine », a fait savoir Mahamar. Pour lui donc, les deux notions sont liées. « Les droits humains ne peuvent prospérer dans un environnement sans solidarité humaine », a-t-il précisé. La présidente du Conseil National des Victimes (CNV), Mme Aminai Maiga Haïdara, espère que la présente édition de la semaine des victimes sera une fête au cours de la quelle la vertu des droits humains conjuguée à la solidarité incarnera les agissements des uns et des autres pour favoriser le progrès commun, particulièrement le progrès de la dignité des victimes.

Hadama B. Fofana

 

Source: Le Républicain- Mali

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