Sécurité alimentaire : SG 2000 AMÉLIORE LES REVENUS DES PETITS PRODUCTEURS

Par ces interventions, cette ONG permet à cette couche vulnérable d’obtenir des prix rémunérateurs de leurs productions

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Le directeur national de l’agriculture, Moussa Camara a présidé hier l’atelier de revue des activités de Sasakawa Global 2000 (SG 2000) au titre de la campagne 2014-2015 et de planification des activités pour 2015-2016.
Le cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP 2012-2017) vise à faire du Mali un pays émergent, où le secteur agricole est le moteur de la croissance économique et le garant de la souveraineté alimentaire dans une logique de développement durable. Elle repose sur les exploitations agricoles familiales qui sont le pilier de la production agricole, les entreprises agricoles et les organisations professionnelles agricoles fortes.
Depuis 1997, SG 2000 collabore avec la direction nationale de l’agriculture (DNA) pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des revenus des populations rurales. Cela à travers le renforcement du conseil agricole centré sur les exploitations agricoles familiales, les entreprises agricoles.
Le directeur national de l’agriculture, Moussa Camara a rappelé l’article 118 de la Loi d’orientation agricole le conseil agricole concerne les activités d’appui, de conseil, de vulgarisation, d’information, d’animation, de sensibilisation, de formation et d’intermédiation. Il concerne également les activités d’approvisionnement, de production, de stockage, de conservation, de conditionnement, de transformation, de commercialisation et d’accès au crédit.
Ainsi, l’approche conseil de SG 2000 est basée sur le développement des chaînes de valeur des productions agricoles. Il s’agit en outre de prendre en compte tous les maillons de la production jusqu’aux marchés. Moussa Camara a salué cette approche novatrice qui a permis à plusieurs communautés de paysans de générer des revenus importants de leurs activités de production, de transformation et d’accès aux marchés.
La rencontre de deux jours qui se tient depuis hier au Mandé Hôtel permettra aux participants venus des régions, des services techniques et des partenaires de partager le bilan des activités 2014 et le plan de travail de 2015 de SG 2000.
Dr Abou Berthé, directeur pays de l’Association Sasakawa pour l’Afrique (SAA) et de SG 2000 a salué la présence des participants. Il a rappelé que la demande alimentaire urbaine augmente d’année en année et constitue un environnement propice pour l’épanouissement des exploitations familiales agricoles. Si la vulgarisation et le conseil agricoles ont contribué à l’augmentation soutenue de la productivité pour les cultures du riz et du maïs, l’accès aux marchés reste un défi important à relever, a souligné Dr Berthé.
Toutefois, la productivité des cultures de sorgho et de mil qui constituent la base de la sécurité alimentaire et des revenus pour les exploitations agricoles familiales reste très faible. La victoire sur l’insécurité alimentaire endémique, la malnutrition, la réduction de la pauvreté ne peut être gagnée sans le développement des exploitations agricoles familiales productrices de vivriers locaux, a soutenu le directeur pays de SAA et de SG 2000.
Il s’agit d’augmenter la productivité des cultures et de favoriser l’accès des paysans à des prix rémunérateurs. Le développement de capacités pour l’économie d’échelle aux niveaux des exploitations agricoles familiales à travers l’agrégation, l’achat collectif des intrants, la vente collective et le warrantage (stockage-vente groupée rémunératrice) est nécessaire pour l’autonomisation de ces entités agricoles. Le problème n’est pas seulement vu sous l’angle du changement climatique, de l’accès aux technologies, *au crédit, mais la façon dont les paysans et les techniciens d’appui abordent ces contraintes, plus spécifiquement du point de vue de la vulgarisation et du conseil agricoles, a relevé Dr Berthé.
Avant de souligner que depuis 1997, SG 2000 en partenariat avec la direction nationale de l’agriculture a confectionné des briques pour une transformation de l’agriculture de subsistance vers une agriculture de plus en plus orientée vers les marchés. Il estime que dans une synergie d’actions harmonisées le Mali pourra nourrir en quantité et en qualité les Maliens et exporter le surplus vers les pays de la sous-région, afin d’engranger des valeurs ajoutées. La rencontre de deux jours initiée dans ce sens devrait permettre d’ébaucher des stratégies aptes à relever les défis de souveraineté alimentaire et nutritionnelle et d’accès aux marchés pour améliorer les revenus.
M. COULIBALY

source : L Essor

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