Salif kéita à propos de sa conversion dans l’agriculture : » On ne peut pas télécharger la nourriture! «

salif keita domingo artiste chanteur musicien guitariste albinos

Le Rossignol de la musique malienne, le cheval blanc, la voix d’or de l’Afrique, Caruso africain… Les qualifications utilisées pour décrire Salif Keita ne manquent pas. Le mieux est encore de le découvrir sur scène! Salif Keita a su séduire les publics du monde entier grâce à un remarquable mélange de genres musicaux. Et cela sans jamais renier ses profondes racines africaines : il n’a de cesse de construire un pont entre son continent et le reste du monde. Mais bien avant le message universel, Salif Keita, c’est d’abord une voix à travers laquelle transparaît toute une histoire. Ancré dans ses racines, il envisage désormais mettre la terre de ses ancêtres en valeur, à travers l’agriculture.
Il a rencontré le mardi 27 août dernier, le ministre du développement rural, Bokary Tréta, afin de s’entretenir avec lui sur ses différents projets agricoles. Depuis un certain temps, Salif Kéita ne cesse d’exprimer son amour pour l’agriculture. C’est ainsi qu’il déclarait : « ce qui est bien avec l’agriculture, c’est qu’elle ne connaîtra jamais le sort de la musique. On ne peut pas télécharger la nourriture! »
Après la sortie de son dernier album  » Talé « , qui a connu un succès phénoménal, le prince de la musique malienne a envisagé une retraite à la campagne, du côté de Djoliba, où il compte se livrer à l’agriculture et la pisciculture. Lors de la conférence de presse de présentation de vœux, Salif avait exprimé son attachement à la nature pour laquelle il consacre désormais la majeure partie de son temps libre.  » En tout cas, je pense que je ne composerai plus. Je l’ai assez fait. Pour le moment, j’ai besoin de prendre du temps pour exploiter mes terres. J’ai de l’admiration pour Gérard Depardieu, car je sais qu’il cultive la vigne et j’apprécie son comportement. Je suis moi-même fils de cultivateur. Quand j’ai un peu d’argent à placer, j’achète de la terre. J’aimerai faire de la culture bio, cela fait du bien aux gens » avait-il déclaré.
À 63 ans, Salif Kéita estime n’avoir plus grand-chose à attendre d’une carrière musicale qui l’a, d’ores et déjà, béni et comblé.
En tout cas, sa rencontre avec le ministre du Développement rural est une preuve que le cheval blanc est véritablement engagé. Reste à savoir si la voix d’or de la musique mandingue veut se jeter dans l’agriculture pour le business ou juste par passion. S’il s’agit du premier cas, alors nous espérons que le Rossignol de la musique malienne s’en sortira quand on sait que lors de l’une de ses interviews, il a déclaré « au lieu de proposer des milliards pour venir en aide aux pays africains, les pays riches devraient commencer par acheter nos produits à leur juste prix « . Le monde agricole peut d’ores et déjà compter sur un fervent avocat.
Clarisse

SOURCE: L’Indépendant

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.