Réforme domaniale et foncière du Mali : Mettre la terre au service du développement

C’est le défi qu’ambitionne de relever le nouveau ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme Cheick Sidiya Sissoko dit Kalifa qui poursuit ses visites au niveau des services relevant de son département.

 

Lors de son récent  passage au Secrétariat permanent de la Réforme domaniale et foncière du Mali et de la Cellule de suivi de la Politique nationale de la ville (CS – PONAV), il a fait étalage de sa vision sur l’urbanisation et les réformes foncières dans notre pays où le phénomène de spéculation foncière devient de plus en plus un problème de développement. Le cas de Bamako en est la parfaite illustration.

Pour faire face,  le secrétariat permanent a recruté  environ 400 enquêteurs sélectionnés. Cette action  se situe dans le cadre des enquêtes foncières qui doivent  commercer  depuis samedi dernier dans les six communes du District de Bamako, dans le cadre desdites réformes.

Il ressort que le but est de recueillir, auprès des propriétaires des 213 807 parcelles identifiées dans ces communes, des informations foncières sur leurs parcelles.

En la matière, l’ambition est de mettre la terre au service du développement et de restaurer les rapports sociaux entre les citoyens, a expliqué le  Colonel Cheickiné M. Dieffaga, secrétaire permanent chargé de la réforme foncière, à la fin d’une petite séance de présentation sur les acquis des travaux de levée topographique au niveau de ces communes et de certaines communes environnantes de Bamako.

Il a précisé que  la mission principale de cette réforme se rapporte au cadastre qui comprend deux composantes, à savoir le plan cadastral et les enquêtes foncières.

Le plan cadastral sert à identifier chaque bien foncier : parcelles bâties ou non bâties, appartenant à l’Etat, aux collectivités ou aux particuliers.

Selon le secrétaire permanent,  il s’agit aussi de les délimiter, de connaître leurs propriétaires et leur situation géographique. Afin de donner à chaque parcelle un numéro d’identification codifié. Le but ultime étant de recenser toutes les parcelles dans la base de données cadastrales en vue de sécuriser le foncier, afin de faire de la terre, non un facteur de conflits sociaux comme c’est souvent le cas aujourd’hui, mais un vecteur de développement.

Vu l’intérêt et la sensibilité de la question, le ministre Cheick Sidiya Sissoko dit Kalifa  a invité les enquêteurs à plus de rigueur et de sérieux dans le travail.

Mahamane Maïga

Sourcelejecom

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