Rebondissement dans l’affaire David Sagara : 20 millions en jeu pour sa défense

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Il l’a dit, il l’a promis et il le fera, espérons-le. Il, c’est bien sûr le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Cela, en décrétant 2014, année de lutte contre l’impunité, la corruption, la gabegie et la délinquance financière.  Le voilà donc en action à travers plusieurs interpellations. Mais, celle qui défraye les chroniques ces derniers temps, c’est celle de l’ex-ministre David Sagara qui connaît d’ailleurs un rebondissement spectaculaire avec le payement supposé de la caution de 20 millions de Fcfa pour sa défense, par une tierce personne.

Pour rappel, convoqué au Pôle Economique et financier de Bamako le jeudi 14 août 2014 pour malversations ou complicité de malversations dans la concession de la zone aéroportuaire, le dossier de l’ancien ministre des Domaines, David Sagara, avait été transmis par le Procureur de la Commune III à la Chambre civile de la Cour suprême en charge du dossier.

Placé sous contrôle judiciaire depuis lors par la Chambre civile de la Cour suprême, il lui avait été interdit désormais de voyager. Et il était alors suivi dans toutes ses activités et sera tenu d’aller faire acte de présence suivant un agenda défini par cette même Chambre soit dans une juridiction, une brigade de gendarmerie ou un Commissariat, selon les indications de la Cour suprême.

Accusé pour coalition de fonctionnaires contre la Constitution et les lois de la République dans l’affaire dite «zone aéroportuaire de Sénou», l’ancien ministre des Domaines, David Sagara, n’aurait vendu aucun mètre carré dans le domaine aéroportuaire, selon l’un de ses plus proches collaborateurs. Selon cette source, il n’y’a pas eu de vente, ni de cession, mais un bail. «Une fois que l’Etat aura besoin de son espace, il peut le retirer sans expropriation. Il n’y a pas de preuve qu’il y a eu vente ou malversation financière», nous confie-t-elle. À l’en croire, la faute pénale fait défaut. Et, comme le parti Codem, dont David Sagara est le Vice-président, ce proche collaborateur de l’ancien ministre, souhaite que la justice travaille en toute transparence et en toute indépendance.

«C’est une vieille affaire qui remonte à 1995. Le 15 février 1995, le décret N°95-068/P-RM a classé l’emprise aéroportuaire de Bamako-Sénou. Ce décret approuve le plan de développement intégré du domaine aéroportuaire pour en faire une vitrine. Ce n’est pas l’ex-ministre David Sagara, mais l’ex ministre Yacouba Diallo qui a donné la première partie de la zone aéroportuaire à Seydou Nantoumé, Président directeur général de Toguna Agro-industrie». C’est en substance ce qu’on retient d’une autre source proche de ce dossier.

Mais, ce que cette source ne précise pas, c’est qu’il n’est permis à personne, fut-il ministre de voler un mètre carré de la République du Mali.  Leçon que nous tentons de donner au Mnla et à ses alliés armés par rapport à la région de Kidal. De toutes les façons, la loi doit être dite dans cette «affaire Sagara». Surtout qu’on apprend que  toutes les tentatives sont mises en œuvre en vue de sa défense et de sa libération. Sous caution ?

En effet, selon nos informations, depuis quelques jours, le Pdg de l ACI, serait prêt à payer la défense de son «bienfaiteur»,  l’ancien ministre du Logement et des Domaines, David Sagara, qui a fait l’objet de plusieurs interpellations depuis le mois dernier. À en croire notre source, Cheick Sissoko dit Khalifa, Pdg de l’ACI, aurait été parachuté à la tète de cette structure après avoir versé la somme de 20millions de Fcfa à son ancien ministre, plus un véhicule 4×4 reformé pour la campagne présidentielle du parti Codem dont est issu le ministre Sagara.

On nous apprend aussi que depuis le départ de Sagara du gouvernement,  M. Khalifa se serait fait entourer par des supposés proches du président de la République, IBK. Histoire de bien organiser, dit-on, une bonne mafia pour ruiner les caisses de l’Etat. On nous souligne également qu’à l’allure où vont les choses avec les dilapidations, les spéculations, le népotisme, le harcèlement, le copinage, les licenciements abusifs, les abus de pouvoir…., l’ACI court déjà à sa faillite. Et dire que son Pdg veut mettre la main dans la caisse pour débloquer 20 millions de nos francs pour la simple défense de l’ex-ministre David Sagara, cela relève  tout simplement de la magouille !

Basile Esso

SOURCE: Le Katois
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