Rapport sur l’Etat de l’internet au Mali : Les recommandations d’ISOC-Mali pour la résolution des cauchemars des internautes maliens

La salle de conférence  du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a abrité, le samedi dernier, une conférence débat sur « la publication du rapport sur l’Etat de l’internet au Mali, perspectives pour le futur » organisée par Internet society Mali (ISOC-Mali). C’était sous l’égide de Bakary Kouyaté, président de l’ISOC-Mali, en présence de Mamadou I Diallo  et plusieurs autres cadres.

 

Les Maliens, surtout à travers sa jeunesse,  se battent à bras le corps pour la révolution numérique. C’est en tout cas ce qu’a prouvé l’ISOC-Mali à travers son rapport sur l’état de l’internet au Mali. En effet, suite aux différentes plaintes des internautes maliens concernant la disponibilité, la qualité et le coût de connexion, la résilience de l’internet, sa structure a mené une étude en octobre et novembre 2018.  Cette étude qui avait comme cible : la société civile, le secteur académique, les entreprises, la communauté technique, le gouvernement, a concerné 2550 personnes. Chacune des personnes interrogées a donné ses préoccupations sur l’internet au Mali.

Les résultats de l’étude

Selon le président de l’ISOC-Mali, Bakary Kouyaté,  les internautes maliens vivant à Bamako ont quatre cauchemars. Le premier concerne la coupure de la connexion. A ce niveau, il  indique que  87% des personnes concernées par l’étude affirment connaitre des coupures de leur connexion beaucoup ; « assez souvent »  à 28, 6% ; et 53,3% « souvent. Concernant la lenteur de la connexion internet, le président d’ISOC-Mali affirme que 25,1 % sont victimes « Assez souvent » et 71% « souvent ». « La lenteur de la connexion à certaines heures de la journée, 90,1% de l’échantillon l’affirment », précise M. Kouyaté avant d’ajouter : « le coût élevé qui ne correspond pas du tout à la qualité recherchée par les usagers »

Les recommandations

Les initiateurs ne sont pas limités au simple compte rendu des préoccupations des Maliens sur l’état de  l’internet au Mali. A chacun des niveaux, ils ont fait des recommandations.

D’abord à l’ISOC-Mali, l’étude recommande, entre autres, une large diffusion des résultats de cette étude ; l’élargissement de sa base en recrutant encore plus de membres ; la conduite d’une enquête parallèle auprès des professionnels avec des questions plus techniques de l’organisation des ateliers de formation et de sensibilisation sur les faits et méfaits des réseaux sociaux.

Au régulateur, elle demande de : revoir les tarifs de la connexion internet à la baisse ; contrôler la qualité des services internet fournis par les opérateurs ; continuer à interpeller les opérateurs télécom et FAI à leur devoir en respectant leurs cahiers de charges et organiser un forum d’échanges sur la gouvernance locale de l’internet, afin de collecter les desiderata de tous les acteurs.

Les recommandations formulées à l’endroit des opérateurs et FAI sont : la révision à la baisse des tarifs de la connexion internet ; la résolution des 4 cauchemars des internautes maliens (disponibilité, résilience, coût de la connexion internet, qualité de service) ; le respect des cahiers de charges dans l’ensemble du district ; la participation au forum sur la gouvernance de l’internet avec tous les acteurs

Le ministère de la tutelle a aussi eu son lot de recommandations de la part d’ISOC-Mali. Elles sont les suivantes : l’organisation d’un forum annuel sur la gouvernance de l’internet en y convoquant tous les acteurs, à l’instar des pays voisins ; l’organisation  des enquêtes d’opinion comme la présente

Au département en charge de l’enseignement supérieur ; des finances ; de la santé, l’étude les recommande dynamiser MaliREN, afin que les structures d’enseignement supérieur et de recherche, les CHU soient reliés par la fibre noire avec un rabais de 75%.

Il faut préciser que la conférence s’est tenue en présence de l’ancien secrétaire général de l’IUT, Hamandou Touré, qui a encouragé les membres de l’ISOC-Mali pour leur initiative salutaire.

Boureima Guindo

Le Pays

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *