Pratique inhumaine au restaurant libanais orientale : Silence le patron Bilal maltraite les travailleurs !

Maltraitance, violence à la fois physique et psychologique, suspension des agents, licenciement abusif sans aucune forme de procès, tel est le lot quotidien des travailleurs du Restaurant libanais « Orientale » en face des Champs Hippiques de Bamako. A ce triste tableau s’ajoute les conditions précaires dans laquelle les agents travaillent.

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Au Restaurant Orientale, selon nos sources aucune norme en matière de sécurité des travailleurs n’est respectée. Surtout ceux et celles qui travaillent dans la cuisine. Ces agents font face à la forte chaleur. Avec à la clé, à la fin du mois des salaires de misérables. Nous avons été saisis par une dizaine d’agents licencié ayant travaillé au sein de ce restaurant qui ressemble à un mouroir pour les travailleurs.

Ce restaurant ne cesse de défrayer la chronique. Et pour cause depuis le lancement de ses activités, il y a quelques années, ce sont plus d’une dizaine de travailleurs qui ont été renvoyés sans raisons valables et évidentes. Certains sont congédiés pour avoir cassé un verre ou une assiette.

D’autres pour n’avoir pas nettoyé la salle, les tables et les chaises, selon le bon vouloir du gérant, un certain Idrissa. D’autres encore pour avoir refusé les avances sexuelles soit du promoteur du restaurant, Bilal soit du gérant, Idrissa au service du promoteur.

Le promoteur, un libanais du nom de Bilal, est un vrai négrier du 21ème siècle. Il est arrogant et n’a aucun respect pour les maliens qui travaillent dans son restaurant.  Il est aidé, malheureusement, dans ses sales besognes par deux maliens. Il s’agit d’un certain Idrissa, le gérant et d’une certaine Mme Konaté, une bonne convertie en chef des cuisinières.

Le dernier événement en date concerne une femme. Cette femme après quelques mois de travail au Restaurant Orientale a été mise à la porte à travers un simple coup de téléphone. Son seul tort c’est de s’être absentée pendant un ou deux jours pour raison de maladie. Elle a été renvoyée pendant que le Restaurant lui devait de l’argent. Elle a eu toutes les peines du monde avant d’être remise dans ses droits.

Mais ce qui nous intéresse en tant que voix des sans voix, ce sont les causes de son licenciement. Pourquoi elle a été remerciée ?

Après avoir reçu l’information, nous avons mené des investigations pour savoir réellement si la femme était effectivement malade ou si elle a été arbitrairement licenciée. Nous nous sommes rendus au Centre de santé de la Garde Nationale à N’Tomikorobougou.

Le médecin traitant nous a confirmé que l’agent du Restaurant Orientale avait une forte fièvre et qu’elle avait besoin de repos. Elle avait même piqué une crise avant d’être admise au centre de santé. Du côté du Restaurant Orientale, où nous avons échangé avec le promoteur, Bilal, le gérant, Idrissa et Mme Konaté, chef cuisinier c’est un autre son de cloche.

D’abord le promoteur, un libanais du nom de Bilal, que nous avons joint, nous a fait savoir qu’il n’est au courant de rien. « Je gère beaucoup d’affaires, J’ai responsabilisé un gérant qui s’occupe des affaires du restaurant. Je ne suis pas au courant de ce qui se passe là-bas », a-t-il tenu un tel propos irresponsable.

Quelques instants après son gérant, Idrissa nous appelle et raconte sa vie. Alors qu’on lui a demandé pourquoi certains agents ont été renvoyés sans raison valable. Et le plus souvent suite un appel téléphonique. En avocat du diable, il soutient le libanais. Selon lui, c’est lui le responsable des agents, aucun d’entre eux n’a été renvoyé sans raison valable. Faux soutiennent les agents renvoyés. Selon eux, ce sont les raisons évoquées pour licencier un agent qui sont insuffisantes.

Quant à Mme Konaté, chef cuisinier, qui nous a aussi appelés, elle a divagué et a tenté de justifier le licenciement de la femme en évoquant le port de la tenue.

Des versions diamétralement opposées. Est-ce que le refus de porter la tenue peut justifier son licenciement ?  Elle a également soutenu que la bonne dame n’avait rien qu’elle avait unique peur de l’ampleur du travail à l’occasion de la fête. Faux rétorque la femme. « Je suis parti au travail, je leur ai présenté mon ordonnance.

Avec tout ça, le gérant m’a dit que je ne suis pas malade ». A rappeler que Mme Konaté, chef cuisinier, est une bonne qui travaillait au domicile du libanais Bilal. Tellement qu’elle est au service des libanais, elle a été bombardé chef cuisinier. Donc, elle ne peut soutenir les libanais contre les maliens qui sont maltraités, injuriés tous les jours.

Le service de l’inspection du travail doit mener les enquêtes afin de voir dans quelle condition les agents travaillent dans ce restaurant. Ils sont recrutés sans base légale et juridique. Ils sont utilisés et jetés comme des kleenex.

Aucune norme en matière du travail n’est respectée par le libanais Bilal, le promoteur du Restaurant Orientale. Nous y reviendrons sur d’autres informations concernant ce Restaurant, notamment la qualité des plats et les conditions hygiéniques dans lesquelles ils sont préparés. Des conditions pas très bonnes selon nos sources.

Moussa Mamadou Bagayoko

Source: L’Humanité

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