Portrait: A la rencontre d’un ancien combattant de la guerre d’Indochine et d’Algérie.

Nous l’avons trouvé installé  confortablement sur une chaise, sous son hangar avec son poste radio, vêtu en treillis militaire et bardé de ses médailles. Il a la peau  rétrécie, les yeux enfoncés, portant un chapeau sur la tête pour couvrir ses cheveux blanchis, laissant voir sa barbe blanche. Né en 1928 à Solinta dans la commune rurale de Oualia, Nama Sissoko impose respect.

 

Ancien combattant de son état, il a fait la guerre d’Indochine et la celle d’Algérie aux côtés de l’armée française. Il s’engagea dans l’armée française en 1949 et poursuit sa formation militaire dans le camp Gallieni en France.  En 1950, il débarque en Indochine et prend part aux combats.  En 1951,  l’armée française gagne le combat contre les Indochinois. Après cette victoire, il revient au bercail comme soldat de première classe. « La bataille fut sanglante. J’ai vu beaucoup de morts.  Nous fûmes accueillis en Indochine par une embuscade lorsqu’on naviguait à bord d’un bateau » se souvient-il.

En dépit de son âge, notre ancien combattant n’a pas oublié son numéro matricule comme tout bon soldat.  Selon lui, la chose qu’il regrette dans la vie c’est de ne pas avoir étudié. Longue vie dans la bonne santé Ancien.

B.SISSOKO 

SourceMALI SADIO

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