Police nationale : les dessous de la démission de l’inspecteur-divisionnaire Papa Mambi Kéïta alias ‘’Epervier du Mandé’’

En envoyant sa lettre de démission de la Police nationale, l’inspecteur-divisionnaire Papa Mambi Kéita alias ‘’Epervier du Mandé’’ -en serive à la Brigade d’investigations judiciaires -lui-même ne donne pas assez de détails sur les motivations de cette soudaine démission, mais des sources qui se réclament de lui, par ignorance certainement, lient ce départ précipité à l’enquête sur la récente tentative d’assassinat du chroniqueur Madou Kanté dit Maréchal Madou, dont il avait en charge le dossier.

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Si l’homme lui-même évoque des raisons personnelles dans sa lettre de démission, ses partisans indiquent qu’il se sentait en danger et que sa sécurité était devenue plus que menacée. Sa sécurité menacée par qui ? Mystère ! C’est donc se sentant en danger que l’homme aurait quitté le Mali pour se réfugier en France.

 

Sauf que ce que nous avons appris dans cette démission, qui défraie la chronique, n’a rien à voir avec l’affaire de Marshall Madou. En effet, ce que le commun des mortels ne sait pas, c’est que l’inspecteur-divisionnaire, du haut de ses 50 ans, avait postulé pour le concours professionnel donnant accès au corps de commissaire de police. Ce concours et celui des inspecteurs ont eu lieu simultanément le dimanche 16 juillet dernier.

Il parait que 50 ans, c’est l’âge limite pour faire le concours des commissaires pour lequel Papa Mambi Kéita était candidat. Et puisque c’était vraiment sa dernière chance pour prétendre à ce corps, il fallait tout mettre en œuvre pour réussir. Nos sources indiquent que l’homme aurait tout mis dans la balance, il aurait plaidé sa cause dans la haute sphère du pouvoir, mais sans succès. Partout où il est passé, le message a été le même, le pouvoir s’interdit toute ingérence dans les concours, surtout dans le climat actuel de notre pays. Sentant donc la cause perdue, l’homme a décidé de jeter l’éponge une bonne fois pour toute avant même la tenue du concours puisque sa lettre de démission est signée le 7 juillet alors que ledit concours a eu lieu le 16 du même mois.

Peut-être qu’a-t-il été frustré de cette réponse du pouvoir après ‘’26 ans de loyaux services à la nation’’ ? Certainement. Mais dans tous les cas, le déroulement dudit concours et les résultats proclamés accréditent la thèse selon laquelle le pouvoir n’a nullement fait ingérence. D’abord, la Minusma a été impliquée dans tout le processus pour donner un cachet indépendant. Deuxièmement, après proclamation des résultats, on constate que même les candidats qui officient à la Présidence de la République n’ont pas été admis. Le chef adjoint de l’escorte présidentielle, l’inspecteur Diabaté a échoué audit concours ; le garde du corps principal de Bouba (le flis du président IBK), Ibrahim Traoré, a aussi échoué, de même que celui de Karim Kéita, un certain Sanogo dit Mel.

Des preuves irréfutables de la non-ingérence du pouvoir dans le déroulement dudit concours. Ils étaient 2190 candidats au départ, mais à la suite d’un travail rigoureux de correction qui, du reste, a été fait à trois niveaux différents, totalement indépendants, il y’eut 33 admis sur 629 postulants pour le corps des commissaires et 32 admis sur 1561 candidats pour le corps des inspecteurs.

Mais lorsque des sources proches de Papa Mambi évoquent des pressions qu’il aurait reçues dans l’enquête portant tentative d’assassinat de Marshall Madou intervenue le mardi 25 juillet 2017, et que c’est ce qui l’a poussé à la démission le 21 août dernier. 

Autre détail non négligiable, le pouvoir aurait en possession certaines preuves qui confondent l’Epervier du Mandé. En clair, l’homme aurait été surpris dans un double jeu concernant le traitement de certains dossiers. Certainement qu’il a eu peur de ces conséquences, raison pour laquelle il a pris la clé des champs.

Comme on le voit, l’homme a certainement attendu cette belle occasion pour mettre sa démission sur la place publique. En France où il se trouve actuellement, ‘’l’Epervier du Mandé’’ se fait passer pour un réfugié politique, alors qu’en réalité, par l’intermédiaire de sa femme (qui est une française), il détient une carte de séjour de 10 ans.

Nos multiples tentatives de joindre l’intéressé sur son numéro Orange ont été vaines.

A. Diakité

Source: autre presse

 

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