Occupation anarchique des abords de la route: Un véritable casse-tête pour les usagers

Bamako, la vitrine du Mali sombre de plus en plus dans l’incivisme et l’anarchie. Aux abords des grandes artères de la capitale, pullulent, dans un désordre inouï, des garages, des lavages, petites stations d’essence, des kiosques servant de boutiques d’articles divers. Du coup, circuler à Bamako est devenu un casse-tête pour les usagers de la route et même pour les piétons.

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Des kiosques par ci, des garages pour autos et motos, des petites stations d’essence, des lavages….. par là. Tel est aujourd’hui le décor des abords de la route à Bamako. Il s’agit souvent de personnes qui viennent s’installer sans tenir compte de l’obstruction de la route qu’ils créent vis-à-vis des usagers.

Cette anarchie continue à prendre de l’ampleur. C’est pourquoi, tous les jours, l’on assiste à l’installation de nouveaux lavages, des points de vente d’articles de toutes sortes, de nouveaux  garages pour motos et autos, sans autorisation. Et cela sous l’œil complaisant des autorités communales.

Ces installations anarchiques des garages, kiosques, lavages…ont engendré non seulement un problème de circulation et transformé la physionomie de la capitale malienne.

En effet, tous les abords des grandes routes sont occupés. A tel point que cette situation joue sur la fluidité de la circulation à ces endroits.

Selon une source municipale, plusieurs propriétaires de ces endroits n’ont aucune autorisation des autorités compétentes et ne cherchent pas à en avoir. Mais, seulement à se faire de l’argent quelles que soient les conséquences sur la société, explique notre source.

« Ces garages et autres installations anarchiques au bord des routes perturbent sérieusement la fluidité de la circulation » souligne Amadou Cissé, un automobiliste qui explique qu’un garage pour véhicule ou moto exige un certain espace.

Mais, à Bamako regrette-t-il, les garages improvisés au bord de la route n’ont pas assez d’espace. C’est pourquoi, les garagistes sont souvent obligés d’occuper une partie de la route, obstruant du coup le passage pour les usagers de la route.

A en croire notre interlocuteur, cela constitue un danger et est souvent source d’accidents.

Pour les points de vente d’articles divers et les petites stations d’essence, explique un motocycliste, le risque d’accident est encore beaucoup plus élevé.  Car ces petites stations d’essence peuvent provoquer des incendies à tout moment. Aussi, les usagers de la route peuvent être heurtés par leurs clients lorsqu’ils veulent prendre du carburant.

Ces ouvrages anarchiques entravent sérieusement la fluidité de la circulation et constituent un grand risque pour la sécurité routière.  Une situation qui doit aujourd’hui  interpeller les autorités afin de rendre à la capitale son lustre d’antan.

 

Fily Sissoko

Source: Tjikan

 

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