Nouvel attelage gouvernemental: des changements et des disparitions

Dans la nuit du dimanche au lundi 10 septembre, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA, a rendu publique la configuration de son nouveau gouvernement composé de 32 portefeuilles. A première vue, le nouvel attelage gouvernemental ne connaît pas un grand chamboulement par rapport à l’équipe sortante. Mais il suffit de faire une petite comparaison avec la précédente équipe pour constater certains changements qui ne sont pas des moindres. Au chapitre de ces bouleversements, on constate des départements qui disparaissent purement et simplement et pour d’autres qui changent de dénomination.

Au nombre des ministères qui disparaissent, on peut citer le département des Collectivités Territoriales, alors dirigé par Alassane Ag Hamed Moussa, celui des Droits de l’Homme de Me Kadidia Sangaré COULIBALY et le Ministère du Développement Local occupé par Soumana Mory COULIBALY.
Face à la suppression de ces départements, certaines interrogations taraudent les esprits au sein de l’opinion nationale. Il est indéniable que ces ministères avaient été créés pour satisfaire certaines ambitions, voire une vision de la gouvernance. Aussi leur suppression suscite-t-elle des questionnements fondés au sein de l’opinion. Est-ce à dire que les ambitions, pour lesquelles ces départements avaient été créés, ont été comblées dans le laps de temps de leur durée ?
Par ailleurs, des départements ministériels ont fusionné tandis que d’autres ont changé de dénomination. Par exemple, le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne devient ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la Construction Citoyenne. Ses rênes sont tenues par Amadou KOITA, qui était chargé uniquement de la jeunesse et de la construction citoyenne dans le précédent gouvernement.
Le ministère de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale fait une mue en devenant ministère de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale. Ce département qui était dirigé par Mohamed El MOCTAR est désormais sous le commandement de Lassine BOUARE.
Dans le nouvel attelage gouvernemental, l’appellation ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a purement et simplement disparu. L’ancienne patronne de ce département, Assétou Founè SAMAKÉ MIGAN, reste dans le gouvernement et est chargé du ministère de l’Innovation et de la Recherche Scientifique. Visiblement, ce département est toujours dédié à l’enseignement supérieur, mais un accent particulier sera désormais mis sur l’innovation.
Dans le même registre, le ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Population change de l’appellation, en devenant plus étoffé sous le nouveau label du Plan et de l’aménagement du Territoire, tout en demeurant entre les mains de Adama Tiémoko DIARRA.
L’ancien ministère du Développement Industriel prend de l’épaisseur en s’élargissant pour devenir ministère du Développement industriel certes, mais aussi de la promotion des investissements dont il s’adjoint dans le nouvel attelage, portefeuille alors détenu par Me Baber GANO écarté tout comme Mohamed Aly Ag Ibrahim l’ancien titulaire de l’Industrie. Désormais, c’est l’ancien ministre des Transports et du désenclavement, Moulaye Ahmed Boubacar, qui en est le patron.
Le ministère des Transports et du désenclavement est ramené à ses anciennes dimensions, en faisant remonter Soumana Mory COULIBALY, dont l’ancien département a donc disparu des tablettes.
Aux disparitions de certains départements ministériels et aux changements d’appellation d’autres, on constate également la création d’un nouveau ministère, celui de la Réforme de l’administration et de la transparence de la vie publique, dirigé par Mme Safia BOLY. De nouvelles orientations en vue, peut-être !

PAR MODIBO KONE

Info-matin

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *