ME CHEICK OUMAR KONARE SUR L’ACCORD D’ALGER « Ni le président, ni un ministre ne peut dénoncer l’Accord, même les hommes politiques…».

Six ans après sa signature par les mouvements armés rebelles sous l’égide de la communauté internationale, l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger continue de diviser les Maliens.

 

Invité sur le plateau d’une radio de la place, Me. Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour, a dévoilé les difficultés dans le processus de la mise en œuvre de ce document élaboré pour la stabilité du pays.

A l’en croire, ce document signé en 2015, entre le Mali et les groupes armés n’apportera jamais la paix tant souhaitée par le peuple malien.  « Aujourd’hui, notre pays est pris au piège par la signature de cet accord, qui n’apportera jamais la paix au Mali. Nous ne pouvons pas sortir de l’Accord et il est inapplicable en l’état actuel. Parce que si vous l’appliquez c’est comme si vous cautionnez la partition du Mali. Si vous refusez de l’appliquer en tant que président de la République vous chuterez aussi… », regrette Me. Konaré. Selon lui, ni un président moins un ministre ne peut dénoncer ce protocole d’accord, piloté par l’Algérie à travers un comité de suivi qui devrait siéger à Kidal à la faveur de la visite récente conduite par Mossa Ag Attaher en compagnie de plusieurs de ses collègues du gouvernement.  A la dernière minute, les groupes armés auraient signé leur refus de la tenue de cette rencontre autour de l’application dudit Accord.

« Ni le président, ni un ministre, ne peuvent dénoncer l’Accord, même les hommes politiques qui ont des ambitions présidentielles ne peuvent pas le dénoncer. Parce que si tu dénonces cet accord tu ne seras jamais élu président. Voilà pourquoi nos politiques évitent à tout prix le débat sur l’Accord pour la paix », a révélé l’avocat.

Aux dires de Me. Cheick Oumar Konaré, l’élection du futur président du Mali est conditionnée à son approbation, à la mise en œuvre de l’Accord dans son état actuel. « Parce qu’il n’y aura pas d’élection transparente, même si le président de la transition le dit dans ses discours.

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