Marché du riz : UNE NOUVELLE OPERATION EXONERATION

Prévue du 24 juin au 24 septemmbre, elle vise à assurer l’approvisionnement
correct du pays en riz pendant la période de soudure et à maintenir les prix stables
L’approvisionnement correct, la disponibilité, l’accessibilité et la question des prix des produits de grande consommation restent une grande préoccupation dans notre pays. Comme nous l’annonçions en début de Ramadan, le marché ainsi que les consommateurs ont rompu cette année avec les habituels cycles de spéculations, spectre de pénurie et de surenchère. Cela à cause des dispositions prises par le département du Commerce et les importateurs. Grâce aux efforts déployés, le marché enregistre aujourd’hui un niveau d’approvisionnement rassurant et les prix de ces produits sont stables et acceptables. La formule semble bien fonctionnée, en tout cas jusqu’à présent, puisqu’à ce jour les prix des produits de grande consommation sont restés

stables.

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Stocks rassurants pour le sucre. Un aperçu général du niveau des stocks disponibles, nous donne la situation suivante. Pour cette semaine, les stocks sur le territoire ont été estimés à 92.508 tonnes de sucre (dont 22.893 tonnes de SUKALA – S.A, 25.708 tonnes de N-SUKALA-SA et 2.827 tonnes des Moulins Modernes du Mali) et couvrent 200 jours de consommation nationale contre 207 jours la semaine précédente. Dans les capitales régionales et le District de Bamako, les stocks grossistes ont été estimés à 36.171 tonnes contre 37.666 tonnes la semaine dernière. Il existe 4.909 tonnes de sucre sous douane contre 381 tonnes la semaine passée. Et les stocks aux ports ont été évalués à 15.005 tonnes contre 18.836 tonnes la semaine écoulée. Les stocks sur le territoire restent largement supérieurs au seuil d’alerte évalué à 20.642 tonnes par mois. Le prix au détail du sucre est compris entre 400 et 500 FCFA/kg comme la semaine écoulée. Ce qui donne un prix moyen national de 476 FCFA/kg contre 469 FCFA/kg l’année dernière à la même période, soit une hausse de 1%. Ce prix a diminué de 11% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (476 contre 532 FCFA/kg).
Quant à l’huile alimentaire, elle est source d’inquiétude pendant cette période. Ce produit est importé par seulement quelques opérateurs économiques. Les stocks sur le territoire couvrent plus de 86 jours pour une quantité de 23.160 tonnes. Les stocks d’huile disponibles auprès des principaux grossistes ont été estimés à 960 tonnes contre 1.198 tonnes la semaine dernière. Les stocks sous douane ont été estimés à 21.372 tonnes comme la semaine passée. Ce stock reste largement supérieur au seuil d’alerte évalué à 2.532 tonnes par mois. Le prix du litre d’huile au détail est compris entre 625 et 900 FCFA/litre contre 625 et 800 FCFA/litre la semaine dernière. Le prix moyen national est de 754 FCFA/litre contre 793 FCFA/litre l’année dernière à la même période, soit une baisse de 5%. Ce prix a diminué de 10% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (754 contre 841 FCFA/litre).
Soucieux de maintenir cette stabilité sur le marché surtout en ce qui concerne le riz dont le niveau de stocks est peu rassurant au regard du besoin mensuel des consommations, le département du Commerce et celui en charge de l’Economie et des Finances vient de lancer une opération d’exonération sur ce produit.
Il existe 2.144 tonnes de riz sous douane contre 3.257 tonnes la semaine précédente. Les stocks aux ports de transit ont été estimés à 24.853 tonnes contre 26.853 tonnes la semaine passée. Le stock sur le territoire national a été évalué à 41.642 tonnes couvrant 18 jours de consommation contre 17 jours la semaine écoulée. Les quantités offertes sur les marchés ruraux ont été de 166 tonnes contre 169 tonnes la semaine écoulée, soit une baisse de 2%. Le prix à la consommation du riz brisé importé toutes catégories confondues a été compris entre 300 et 375 FCFA/kg comme la semaine passée. Tombouctou enregistre le prix le plus bas (300 FCFA/kg). Le prix du riz Gambiaka non tamisé est resté à 375 FCFA/kg à Bamako. Dans les capitales régionales, les prix des catégories du riz local ont été compris entre 350 et 450 FCFA/kg comme la semaine écoulée. A 450 FCFA/kg, le riz local reste plus cher à Kayes que dans les autres localités du pays. Le prix moyen national a été de 367 FCFA/kg contre 350 FCFA/kg à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 5%. Ce prix a diminué de 1% comparativement à la moyenne des cinq dernières années (367 contre 369 FCFA/kg).
Et au niveau des prix, le marché de riz a enregistré des variations à la hausse aussi bien au niveau des zones de production que des zones de consommation. Ainsi dans le District de Bamako comme dans les capitales régionales, on observe quelques fluctuations à la hausse du nivellement aussi bien du prix grossiste que du prix de détail.

120.000 tonnes de riz Pour ce qui concerne le riz, les prix évoluent en fonction de l’offre et la demande et surtout dans les zones de production. Ainsi, dans la zone de l’Office du Niger et de l’Office riz Ségou, les prix sur les marchés ruraux ont été compris entre 375 et 400 Fcfa. Sur les marchés de consommation de la capitale, les différentes catégories de riz importé ont été vendues entre 400 à 500 Fcfa/kg. Mais le prix moyen du riz, toutes catégories confondues, est passé à 400 Fcfa/kg.
Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle s’annonce pendant le début de la saison hivernale qui marque le commencement de la période de soudure. Une période durant laquelle les produits vivriers de la récolte précédente diminuent, faisant grimper les prix de marché aux dépens des consommateurs, alors que la nouvelle récolte n’est pas disponible. Malheureu-sement lorsque la période de soudure commence et que les greniers s’épuisent, les familles n’ont souvent pas le choix que d’assister à une surenchère des prix des produits de première nécessité. A Bamako comme dans les zones de consommation du pays, les consommateurs assistent donc impuissants à une flambée de prix.
L’exonération concerne principalement le riz et les besoins exprimés sont estimés à 120.000 tonnes. Elle vise surtout à renforcer les stocks existant et à mettre les consommateurs à l’abri des malveillantes manœuvres des spéculateurs sur le marché et s’étend sur 3 mois (du 24 juin au 24 septembre). Et les importateurs seront exemptés de droits et taxes sur le produit à
l’importation.
Dans ces conditions, l’opération de cette année bénéficie d’une large adhésion des opérateurs sur toute l’étendue du territoire. Au total, une vingtaine de grands importateurs céréaliers ont signé le cahier de charge. Il faut rappeler que la qualité mentionnée dans le cahier de charge est du riz de 25% de brisure. Son prix est fixé à 300Fcfa/kg au niveau des grossistes et 325 Fcfa /kg chez les détaillants. Les signataires du cahier de charge sont donc soumis au strict respect de ces prix. Chez les opérateurs économiques signataires du cahier, les opérations d’importation sont en cours. Tandis que certains importateurs s’affairent à passer leurs commandes au niveau des fournisseurs internationaux, d’autres ont déjà acheminé leurs cargaisons au niveau des ports.
Mais pourquoi ne sommes-nous pas totalement rassurés ? Car, principalement, le public reste hanté par de mauvaises expériences durant lesquelles une batterie de mesures et belles garanties n’avaient pas empêché les spéculateurs de tondre la laine sur le dos de naïfs consommateurs. Ce sera différent cette année, nous promet-on.
D. DJIRE

céréales : légère hausse des prix

La semaine du 18 au 25 juin ne diffère pas significativement des périodes précédentes en ce qui concerne l’évolution des prix des céréales. En effet, c’est toujours la stabilité, émaillée de quelques légères fluctuations, qui caractérise les prix. Ces légères variations de prix sont majoritairement des hausses pour le riz, le mil et le sorgho sur les marchés ruraux. Cependant s’agissant des autres transactions (prix consommateur et de gros), dans le district de Bamako, elles ont majoritairement évolué à une légère hausse. En ce début d’hivernage, malgré la baisse de l’offre globale sur les marchés à cause de la gestion parcimonieuse par les producteurs du restant de leur production, les marchés restent tout de même moyennement approvisionnés à travers le pays mais l’état d’approvisionnement des marchés reste satisfaisant partout à travers le pays.
En effet, l’écart important des fourchettes de prix du mil réside dans la qualité et surtout selon les zones de production. Les mils en provenance des régions de Sikasso et Mopti sont réputés meilleure qualité que celui de la région de Ségou. Ainsi, au cours de la période, sur les marchés ruraux, les prix ont évolué entre : 130 FCFA le kilo pour le mil à Dioro, 135FCFA à Moninpébougou, Bla et à Dougouolo, 140FCFA à Zangasso, Yorosso et à Kifasso, 145 à M’Pessoba, 148 à Kouri, 150 à Sirakorola et à Dioila, 155 à Koutiala, Diallassagou et à Koulogon et 160FCFA/kg à Bankass et Koro. Le sorgho a été cédé à 100 FCFA/kg à Yorosso, 115 Fcfa à Kifasso, 120 à Zangasso et à Dougouolo, 125 Fcfa à Dioïla, Kouri, M’Pessoba, Bla et Dioro, 130 FCFA à Koutiala, 135 à Yanfolila et 150 Sirakorola. Le maïs a été vendu à 100FCFA/kg à Yorosso, 105 FCFA à Zangasso, 110 à M’Pessoba et à Kifasso, 111 à Kouri, 115FCFA/kg à Koutiala, Dioïla et à Loulouni et 120 à Yanfolila. Et enfin le riz local a évolué entre 275 Fcfa/kg pour le riz local Gambiaka à Sokolo, 285 à Diakawère, 300 Macina et Dogofri et 310Fcfa/kg à Dioro.
Pour ce qui concerne le district de Bamako, les prix à la consommation des céréales sèches connaissent une légère hausse par rapport à la semaine écoulée. Ainsi les prix au détail couramment pratiqués dans le district ont été de 175FCFA le kilo pour le maïs et 200 FCFA pour le sorgho, 225 pour le mil, 250 pour les sorgho/mais pilé, 275 pour le mil pilé, 350 pour le Riz RM40 importés thaïlandais, vietnamien et le riz brisé importé, 375 pour le riz local Gambiaka (tout venant) et pour le niébé, 500 FCFA le kilo pour le fonio.

Source OMA

source : L’ Essor

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