“Mali Trade Portal” : UNE SOLUTION NUMÉRIQUE POUR SIMPLIFIER LES PROCÉDURES DU COMMERCE EXTÉRIEUR

Ce portail web du commerce affiche, de manière conviviale, tous les documents requis et formulaires que les entreprises doivent soumettre ou collecter auprès de chaque agence du cordon douanier. Il met en évidence les frais et les charges que les commerçants seront tenus de payer

L’hôtel Sheraton a servi de cadre hier au lancement du portail d’information sur les procédures du commerce extérieur dénommé «Mali Trade Portal». La cérémonie d’ouverture qui marque également le début d’un atelier national sur la mise en œuvre de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la facilitation des échanges, a été présidée par le chef de cabinet du ministère de l’industrie du Commerce, Chaga Coulibaly.
L’événement a enregistré la présence de l’ambassadrice du Royaume du Danemark, Marianne Kress, de Pierre Bonthonneau, représentant du Centre du commerce international, du directeur général du commerce et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, et de plusieurs acteurs du secteur.Cette activité concrétise ainsi les efforts de plusieurs années de la DGCC et de ses partenaires techniques et financiers, pour doter notre pays d’instrument supplémentaire de facilitation des échanges pour le bénéfice du secteur privé malien.
En effet, cet accord sur la facilitation des échanges de l’OMC, entré en vigueur en 2017, crée une obligation légale pour notre Etat d’améliorer la transparence et l’efficacité des procédures aux frontières. Il s’agit aussi de favoriser la coopération entre les agences du cordon douanier et le secteur privé. Et le présent portail d’information sur les procédures du commerce extérieur répond à cette exigence.
Le « Mali Trade Portal » présente les étapes de procédure du point de vue de l’opérateur. Chaque étape comprend le document à obtenir, les pièces à fournir, le coût, la durée, la base légale et l’administration en charge. Cet outil au service du secteur privé malien vise à renforcer la transparence et la prévisibilité des formalités aux frontières et de faciliter la participation des entreprises au commerce international. Ce portail web du commerce affiche, de manière conviviale, tous les documents requis et formulaires que les entreprises doivent soumettre ou collecter auprès de chaque agence du cordon douanier. Il met en évidence les frais et les charges que les commerçants seront tenus de payer.
Cette solution numérique permettra à nos entreprises de planifier et d’exécuter leurs opérations commerciales internationales avec une compréhension claire et précise des exigences. «Le lancement de ce portail entre dans le cadre de l’engagement du Mali dans le cadre de l’accord sur la facilitation des échanges que le Mali a ratifié en février 2016.
L’article 1er, 2è alinéa demande à tous Etats membres de l’OMC de créer des points d’informations en ligne, permettant aux opérateurs économiques et l’ensemble des usagers de s’informer sur les procédures du commerce extérieur », a expliqué Boucadary Doumbia. Pour le patron de la DGCC, cet outil permettra de connaître les différents goulots étranglement, et permettra aussi aux décideurs de formaliser certaines procédures, les rendre plus simples et éliminer certains doublons.
De son côté, l’ambassadrice du Royaume du Danemark dira que son pays accorde une grande priorité à une meilleure intégration des Etats à faible revenu dans l’économie mondiale. C’est pourquoi le gouvernement du Danemark va accorder 8 milliards de Fcfa au Centre du commerce international, sur une période de trois ans pour soutenir l’amélioration et la mise en œuvre plus efficace des mesures de facilitation du commerce.
S’agissant de l’objet de la tenue de l’atelier national sur la mise en œuvre de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, Marianne Kress expliquera que le Mali est un pays continental avec plus de 1.000 km à parcourir pour que ses produits puissent atteindre les ports et avoir accès au marché mondial. Selon la diplomate, les pesanteurs sur les échanges commerciaux ont des conséquences directes sur le prix des produits à gagner à l’exportation ou à payer pour l’importation et sur le pouvoir d’achat des ménages. «C’est au regard de ces défis que le présent atelier a une importance capitale», a-t-elle dit.
Rappelons que l’initiative «Mali Trade Portal» a bénéficié de l’assistance technique de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), du Centre du commerce international, et l’appui financier des coopérations danoise (DANIDA) et allemande (GIZ).
Dans son intervention, le représentant du ministre du Commerce a salué les PTF pour leur appui, depuis 2016 dans la conception, l’établissement, l’opérationnalisation et la pérennisation du «Mali Trade Portal». Il a rappelé que notre pays a ratifié l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2016 dans le but de faciliter l’intégration des entreprises maliennes dans le commerce international, par la réduction du coût et des délais. Et cela en simplifiant et standardisant mais aussi en modernisant les formalités aux frontières.

Babba B.
COULIBALY

Source: L’ Essor

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