Maison close : « Abstinence ou protection ! »

Dans ce billet, le blogueur Nama K. raconte sa première expérience dans une maison close et invite à la protection contre les maladies sexuellement transmissibles (MST).

 

Ma première expérience dans une maison close m’a fait découvrir un autre monde. Un univers méconnu mais jovial et moins coûteux pour moi qui investissais sans compter sur une fille, n’espérant rien en retour.

Tout a commencé un vendredi soir. Après les cours à l’université, Lassina, un ami d’enfance, est venu nous raconter au « grin » qu’il avait découvert un endroit chic et à moindre coût. Fily, Lasso, Demba, Poul C. et moi-même avions sursauté à cette annonce. Poul C. jouait au plus timide, mais pas pour longtemps. Il fallait être là pour voir et croire.

Très belle pour ce métier

L’endroit s’appelait « Chelsea », car tout était aux couleurs de ce club anglais de première division. A travers une petite porte, les visiteurs pouvaient apprécier les rondeurs des filles de joie qui tenaient le lieu. Regarder, choisir et attaquer. Après un choix minutieux, j’ai porté mon maillot et discuté brièvement avec l’une d’entre elles. Notre dialogue a tourné au tour des services proposés et le tarif. Le prix varie entre 1000 et 2500 francs CFA.

Ce plaisir m’a fait oublier qu’il y avait un temps règlementaire que j’avais moi-même décidé en rapport avec le tarif à payer. Brusquement, un vigile tape à la porte : « Il est l’heure », rappelle-t-il pour me signifier la fin du match dont la prolongation était conditionnée à un autre payement. En me rhabillant, j’ai alors décidé d’aborder ma cliente que je trouvais très belle et innocente pour ce genre de métier. Il m’est même venu à l’esprit de faire d’elle ma copine.

Baptême de feu

Nous avons longuement échangé et plusieurs questions m’étaient venues se bousculaient dans ma tète. Pourquoi une si belle fille exerce-t-elle ce métier ? Pour de l’argent ? Un vice ? Elle m’a fait savoir que les charges financières qu’elle supporte l’obligeaient à être une professionnelle du sexe. Dès lors, j’ai renoncé à mon projet de faire d’elle ma dulcinée, car je suis un étudiant qui ne perçoit qu’une bourse. Mais une chose est sure : elle a été mon fournisseur de service fidèle et j’ai même pris son contact, on ne sait jamais !

Quant à mes compagnons de « Chelsea », ils ont également fait leur baptême de feu.  Poul C. a apprécié les lieux, mais a préféré rester prudent. Lasso, quant à lui, n’a pas hésité à tester sa virilité.

Les folies de jeunesse nous amènent souvent à contribuer à la dépravation des mœurs, à salir nos sœurs. Inconsciemment, nous pouvons contracter des maladies sexuellement transmissibles (MST). Abstinence ou protection !

Source : Benbere

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