Lutte contre l’insécurité alimentaire: le commissariat décline ses priotités

La 12ème session du Comité de coordination et de suivi des programmes de sécurité alimentaire (CCSPSA) s’est tenue hier mercredi, au Gouvernorat du district de Bamako sous la présidence du Commissaire à la sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim TOURE.

Oumar Ibrahima Toure apr commissaire securite alimentaire

Il ressort de la rencontre que, pour la période de soudure, 3 529 130 personnes, soit près de 19% de la population de notre pays, seront en insécurité alimentaire et nutritionnelle, et que 3 034 468 personnes vont bénéficier des actions de résilience.

Cette session statutaire du Comité de coordination et de suivi des programmes de sécurité alimentaire a examiné la situation alimentaire du pays à la lumière des recommandations formulées par le Système d’alerte précoce (SAP), suite à sa réunion d’expertise provisoire.
Aussi, a-t-elle analysé et adopté le bilan du plan d’opération et de son budget 2017 ; le Dispositif national de sécurité alimentaire ainsi que le plan d’opération et le budget 2017 du dispositif de sécurité alimentaire.
Cette 12ème Session s’est tenue dans un contexte nouveau et particulier. Car les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle seront désormais conduites sur la base d’une véritable politique de sécurité alimentaire et nutritionnelle qui, de façon holistique et combinée, prendra en charge les questions d’assistance alimentaire et nutritionnelle, de relèvement et de renforcement de la résilience des populations victimes de chocs.
Par ailleurs, elle se tient également dans un contexte marqué la réussite de la campagne agricole 2016-2017, jugée globalement bonne dans le pays et dans la sous-région, avec une production céréalière pour le Mali de plus de 8,9 millions de tonnes.
Malgré cette bonne production, il existe de nombreuses poches de déficit alimentaire notamment dans les cercles de Kayes, Diéma, Nioro, Yélimané (région de Kayes) ; de Koulikoro, Kati, Kolokani, Nara (région de Koulikoro) ; de Bla, Barouéli, Niono (région de Ségou) ; de Djenné (région de Mopti), de Tombouctou, Gourma Rharous (région de Tombouctou) ; Bourem (région de Gao), toute la région de Ménaka.
De même, l’insécurité résiduelle, due aux groupes armés, limite l’accès à certains pâturages potentiels des zones exondées des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Ceci impacte négativement l’alimentation et l’abreuvement du bétail.
Toutes ces difficultés susmentionnées affectent les autres secteurs économiques pourvoyeurs de revenus et par ricochet la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et des animaux.
Dans ce cadre, l’évaluation provisoire du Système d’alerte précoce, à travers le cadre harmonisé, a recensé 495.000 personnes en insécurité alimentaire sévère et 3 034 468 personnes en insécurité alimentaire modérée.
Ainsi, selon les projections pour la période de soudure, 3 529 130 personnes soit près de 19% de la population malienne, seront en insécurité alimentaire et nutritionnelle.
Voilà pourquoi, au titre de l’année 2017, le Plan d’opération du dispositif national de sécurité alimentaire aura à accomplir plusieurs tâches.
Il s’agit, selon le Commissaire à la sécurité alimentaire, de permettre aux structures du DNSA (SAP, OMA, OPAM et STF/CMC) d’assurer leurs missions par la mise à disposition de moyens de fonctionnement ; d’assister sur le plan alimentaire 495 000 personnes en phase 3 et pire ; d’opérer des ventes d’interventions dans les zones habituellement déficitaires ; d’envisager la disponibilité et l’accès à l’aliment du bétail dans les zones en déficit fourrager ; de mettre en œuvre des actions de résilience pour 3 034 468 personnes, comme les transferts sociaux, la reconstitution de cheptel et les aménagements de proximité ; de permettre la tenue des réunions statutaires au niveau national et de façon décentralisée.
D’où son appel à l’endroit des Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la mise en œuvre des chantiers ouverts pour le compte du dispositif national de sécurité alimentaire réformé.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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