LUTTE CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE ET LA MALNUTRITION : Le Mali vers l’adoption d’une nouvelle politique nationale

Le Gouvernorat du District de Bamako a abrité l’atelier de validation de la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (POLNSAN), le mardi 24 janvier 2017. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, en présence de la Représentante de la FAO, Mme Fatouma SEID et de plusieurs spécialistes.

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Le Ministre commissaire à la Sécurité alimentaire a souligné, à l’entame de son discours, que le Mali est un pays sahélien, situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest et  disposant d’importantes potentialités agro-sylvo-pastorales et halieutiques.

Les efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire

Malgré tout, selon le Ministre Oumar Ibrahim Touré, le Mali fait face, de façon récurrente, à des difficultés susceptibles d’entraver les efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire, la pauvreté et bien d’autres efforts de développement socio-économique en cours dans notre pays.

Dans le but d’obtenir une souveraineté alimentaire nationale durable, les hautes autorités du pays ont mis un accent particulier sur les politiques et stratégies nationales d’amélioration de la gouvernance institutionnelle et financière en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Ainsi, sur recommandation du Conseil national de sécurité alimentaire, indique le Ministre, une politique a été élaborée depuis 2014. Une politique nationale qui se veut d’un cadre unique, fédérateur et intégrateur de référence en matière d’orientation et de gouvernance  de toutes les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays.

Il s’agit, au cours de ces travaux  de réflexion, d’analyser les points suivants: la proposition de décloisonnement des cadres institutionnels d’orientation régissant séparément la sécurité alimentaire ; la nutrition et la protection sociale ; la mise en place d’une gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle inclusive et proactive, efficace et efficiente ; le renforcement de la résilience des populations vulnérables par l’amélioration de leur protection sociale et autres mesures ; le renforcement du cadre juridique et réglementaire du dispositif national relatif à la sécurité alimentaire ; la vision commune de la POLNSAN fondée sur la responsabilité partagée et la solidarité effective ainsi que les enjeux environnementaux et sociaux ; les risques et l’apaisement et le plan d’actions.

Faire face aux nouveaux enjeux             

Pour la Représentante de la FAO, Mme Fatouma SEID, l’audit du dispositif national de sécurité alimentaire réalisé avec l’appui de l’Union Européenne avait recommandé une réforme en profondeur du dispositif de sécurité alimentaire du Mali pour faire face aux nouveaux enjeux. Selon elle, l’objectif du protocole d’entente entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers, conclu en novembre 2015, consistait à mettre l’accent sur la prévention  et le renforcement de la résilience des populations. Aussi, il vise à mettre en œuvre cette réforme pour accroître l’efficacité du DNSA dans la prévention et la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles.

Aléas climatiques

La Représentante de la FAO reconnait qu’en dépit de tous les sacrifices consentis par le Gouvernement  et ses partenaires, la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle reste marquée par l’alternance des années de crise et des années fastes. Cela, du fait que la production agricole reste toujours dépendante des aléas climatiques et des modes de production familiale  de subsistance exacerbés  par l’insécurité dans les Régions du Nord  et du Centre du pays.

Enfin, le Ministre soulignera que les attentes du gouvernement malien sont fortes quant à la POLNSAN. D’où, il invita les partenaires au développement, dans un élan de solidarité coordonnée, de  soutenir la mise en œuvre du Plan d’actions de la POLNSAN, en vue de réduire les disparités régionales, vaincre la faim, la malnutrition, la pauvreté et contribuer ainsi à l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Développement Durable.

Amara BATHILY

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