LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS, APRES LA FERMETURE DES BARS : Les gérants des » « points chauds » déplorent « une situation chaotique »

Suite à la mesure de fermeture des boîtes de nuit et autres « points chauds«  dans la capitale ainsi que dans les grandes villes du Mali relativement aux mesures de la lutte contre la Covid-19, les tenanciers expriment leurs difficultés et lancent un appel pressant à l’Etat pour les soutenir.

 

Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie à coronavirus, les autorités du pays ont arrêté des mesures drastiques pour freiner la propagation de la maladie. Au nombre des mesures, figure la fermeture des bars et des restaurants. À l’annonce de cette nouvelle disposition, les tenanciers de ces espaces se sont rencontrés pour exprimer leurs difficultés et lancer un appel au gouvernement. Si certains ont exprimé leur désarroi face à cette mesure, d’autres sont prêts à accompagner le gouvernement.

Le gérant de Koffi 2, un bar avec des chambres de passe, déplore ces mesures pour les restaurateurs et détenteurs des points chauds.

« C’est une situation chaotique pour nous restaurateurs. Parce qu’on ne s’y attendait pas du tout. Franchement, c’est un coup dur. Aujourd’hui, ce qui arrive là, est un cas de force majeure. Nous autres, des jeunes chefs d’entreprises, nous employons des dizaines de personnes dans nos établissements. On a les factures, le loyer, les salaires à gérer après, c’est difficile. Il faut donc que le gouvernement prenne des mesures pour nous accompagner. Nous avons contracté des prêts dans les banques. Aujourd’hui, on ne peut fonctionner sans prêt. Nous avons des dettes, auxquelles nous devrons faire face. Que prévoit l’État en cette période pour nous venir en aide et permettre à ces dizaines de personnes que nous employons de vivre et de nourrir leurs familles », déplore Djimi, gérant d’un des points chauds de la capitale.

Marie Sawadogo partage le même avis que M. Djimi. « Nous respectons la décision du gouvernement, c’est pour notre bien. Il faut l’avouer, nous sommes tous dans la merde. On est tous perdant, aujourd’hui, dans cette affaire de Coronavirus. Depuis la décision de fermeture de nos boîtes de nuit, on se demande comment ferons-nous pour gérer les factures, le personnel, nos impôts et autres. Il faudra que les autorités pensent à notre situation. Il faut que les associations des consommateurs mettent le sujet sur la table pour que le gouvernement puisse venir en aide à toutes ces entreprises de nuits et de loisirs qui emploient des centaines de jeunes… ».

« C’est vrai que ça nous a tous surpris, cette décision, on ne s’y attendait pas du tout. Mais ces mesures-là, c’est pour le bien des populations que nous sommes. Il faut mener une véritable campagne de sensibilisation pour le respect strict des mesures barrières. Le virus est invisible, il faut respecter les instructions et beaucoup prier, c’est très important. Même les grandes Nations n’ont pas pu maîtriser la pandémie qui nous frappe tous.

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