Lutte contre la contrebande: des cigarettes d’une valeur de 150 millions de FCFA incinérées

800 cartons de cigarettes de contrebande d’une valeur de 150 millions de FCFA saisis par la SONATAM et ses partenaires à savoir la Douane, la Police, la Gendarmerie, la DGCC et l’Office central des stupéfiants ont été incinérés, hier jeudi 26 novembre, à Dio. L’incinération s’est déroulée en présence des responsables de la SONATAM ; de la Police, de la Gendarmerie, de la Douane, de la DGCC, de l’OCS et des autorités communales de Dio.

 

Le maire de Dio, Daouda KANE, a félicité les structures dont le concours a permis de saisir cette importante quantité de cigarettes de contrebande nuisible à la santé. Il a informé que sa commune a aménagé un espace dédié à l’incinération des produits de contrebande.
Le Directeur juridique et des relations institutionnelles de la SONATAM, Mamoudou HAIDARA, a affirmé que la lutte contre la contrebande a quatre objectifs à savoir : assurer les recettes fiscales confortables à l’État, protéger les consommateurs en mettant à leur disposition des produits de qualité ; contribuer à la protection et à la création d’emplois et empêcher le financement des réseaux criminels et mafieux.
M. HAIDARA a souligné que ces cinq dernières années, l’industrie du tabac de la sous-région a estimé à près de 314 milliards de FCFA le montant de cigarettes vendues en contrebande. Selon lui, l’essor de la contrebande a engendré un manque à gagner de près de 108 milliards de FCFA sur les recettes des Etats de l’Afrique de l’Ouest ces trois dernières années et une perte sèche de plus de 5 milliards de FCFA pour le Mali en 2015.
« L’Organisation des Nations unies affirme que le commerce illicite du tabac est principalement l’œuvre de groupes transnationaux, servant à recueillir des fonds destinés à l’entreprise terroriste. Les conséquences de la fraude sont multiples et désastreuses puisqu’elles privent l’Etat de ses recettes, compromettent les emplois existants, empêchent la création de nouveaux emplois, mettent en danger des consommateurs, alimentent la criminalité et financent le terrorisme. », a noté Mamoudou HAIDARA.
M. HAIDARA a déclaré que la lutte contre ce fléau est le devoir de tous et nécessite une approche collaborative et concertée. ‘’Tous les acteurs, y compris la communauté, ont un rôle primordial à jouer afin de maintenir une plateforme sûre et sécurisée pour le commerce en Afrique de l’Ouest’’, a-t-il insisté.
Le Directeur juridique et des relations institutionnelles de la SONATAM a indiqué que la recrudescence de la fraude ces dernières années a été combattue avec succès par la SONATAM, en partenariat avec les services de répression et de contrôle mobilisés par l’État.
« Nos efforts ont porté leur fruit, de sorte que, depuis 2015, les indicateurs de fraude enregistrent des niveaux historiquement bas », s’est réjoui le représentant du directeur général de la SONATAM.
Il a clarifié que la valeur marchande de ces 800 cartons de cigarettes incinérées est estimée à 150 millions de FCFA. Mamoudou HAIDARA a appelé les partenaires de la SONATAM à continuer à travailler toujours pour assainir le secteur des produits de contrebande qui empêchent le développement des industries, rendent difficile la création d’emploi et empêchent l’État de rentrée dans ses droits en termes d’impôts et taxes.
Comme impact sur la santé, M. HAIDARA a affirmé que ces produits échappent à tout contrôle et sont nuisibles à la consommation. Il a exhorté les consommateurs à faire recours aux produits légaux fabriqués au niveau national.
M. BOLLY de l’Institut national de la statistique a rassuré de l’accompagnement de sa structure tout en soulignant que lutter contre la contrebande, c’est assurer des recettes à l’État. Il a informé que le partenariat scellé entre l’INSTAT et la SONATAM permet de faire des enquêtes sur la contrebande de façon périodique afin d’orienter la lutte contre ce fléau.
Le représentant de la Direction nationale du commerce et de la concurrence, M. DIAKITE, a rassuré de l’engagement de sa structure auprès des autres services pour gagner la lutte contre la contrebande et assurer l’essor des services nationaux.
Pour sa part, le représentant de la Douane a souligné que la lutte contre fraude est renforcée à leur niveau conformément à la mission régalienne de la douane. Selon lui, la réussite de la lutte contre la contrebande permettra à la SONATAM de continuer sa mission de création d’emplois et de contribution aux recettes de l’État.
Enfin, le représentant de l’Office central des stupéfiants a évoqué la détermination de sa structure à lutter contre tous les produits prohibés sur le territoire malien.

PAR MODIBO KONE

Source : INFO-MATIN

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