Libération des trottoirs : Des agents de maintien d’ordre ou de désordre ?

Maintenir l’ordre public appelle à certains préalables. Il s’agit du professionnalisme et le sens de la responsabilité. Malheureusement, certains agents en charge de cette mission ne disposent nullement aucune de ces notions.  En tout cas, ce ne sont pas les  éléments de la Police, la Gendarmerie et de la Garde nationale qui étaient face aux commerçants, le samedi 30 juillet 2016, au Grand marché de Bamako, qui pourront dire le contraire.  Maintenir l’ordre est loin d’être synonyme de brutalité et d’insolence. Notre reporter  et son confrère de Studio Tamani ont été pris à      partie par certains éléments.

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En effet, le comportement stupide desdits agents censés assurer l’ordre a été constaté par plus d’un observateur de la scène.

En effet, en dépit de l’autorisation qu’ils ont reçue du chef de cette opération  de couvrir     la manifestation, des journalistes ont été empêchés de faire correctement leur travail par des agents du «désordre» qui semblent n’avoir aucun respect pour leur chef hiérarchique.          «Même si c’est la presse, c’est votre problème. Des inconscients, il faut partir d’ici sinon vous allez savoir de quoi nous sommes capables…», a lâché un agent. Une insolence qui  s’est  achevée par une tentative de confiscation des outils de travail des journalistes. Ensuite, des agents n’ont pas hésité de tirer du gaz lacrymogène sur les hommes de médias.  En voilà des comportements qui sont loin d’être une surprise, quand on sait comment le recrutement est organisé dans notre pays, depuis l’avènement de la démocratie en 1991. Ces agents qui font honte à leur profession doivent comprendre une fois pour toujours que nul ne peut museler la presse, prête à jouer pleinement son rôle de «sentinelle» de la démocratie. Ils doivent comprendre qu’aucune menace n’est suffisante pour contenir la presse.

Pont Fhad :

A quand la fin du calvaire ?

Les usagers du 2ème pont et certaines artères de la capitale sont condamnés au supplice que leur impose la traversée de cette route, dont l’intensité du trafic s’amplifie chaque jour davantage. Pour se rendre en famille ou au service, notamment aux heures de pointe, il faut s’armer de courage et prier que les quelques rares policiers qui jouent les facilitateurs ne manquent pas à l’appel. Le stress qu’impose l’embouteillage éprouve les nerfs et induit des retards autant dans les services publics que dans diverses activités dans la capitale. Le phénomène ne date pas d’aujourd’hui, mais il semble que toute thérapie contre le mal est vouée à l’échec. Est-ce qu’il s’agit d’un manque de volonté politique ? Ou doit-on en déduire une certaine impuissance du ministère des Transports à y trouver une solution.

La Rédaction

Source : Le Prétoire

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