Les syndicats des Enseignements : de quoi ont-ils peur ?

Bien que toutes les doléances des syndicats des Enseignements n’aient pas été totalement résolues, il y a eu en tout cas une avancée. Malgré tout cela, ces derniers ont la langue fourchue sur les autorités de la transition.

 

Sur la page Facebook des syndicats des Enseignants, il y a des paragraphes de certains membres du comité qui montre un sentiment de fébrilité des enseignants pour l’adoption intégrale de leurs doléances surtout le contenu de l’article 39. Ce sentiment de fébrilité a pris de l’ampleur le jour où la centrale syndicale, la plus puissante du pays est allée en grève de cinq jours demandant ainsi, l’amélioration de conditions de vie des travailleurs du Mali. Compte tenu des résultats obtenus après le préavis de l’UNTM par rapport aux siens, les syndicats des enseignants ont pris leur bâton de pèlerins et menacent les autorités d’un possible déclenchement de grève si leurs doléances venaient à être stoppées en cours de chemin au profit  des syndicats de l’Union nationale des Travailleurs du Mali. Cela, malgré le fait que les autorités ont joué avec les nerfs des syndicalistes de l’UNTM et ensuite, ont repris le dialogue avec ces derniers. Le vendredi dernier 22 janvier, le Premier et le ministre de la Fonction publique et beaucoup d’autres membres du gouvernement ont eu des entretiens avec les syndicats et il semblerait que les choses sont au point de rentrer en ordre entre ces deux entités. Le point qui divise les deux centraux syndicats est la question de l’harmonisation des salaires sur laquelle l’UNTM a mis l’accent. C’est pourquoi les syndicats des enseignants n’avaient pas voulu observer les cinq jours de grèves décrétés par l’UNTM. Jusqu’à présent la zizanie règne entre l’UNTM et les Syndicats des enseignants. Dans la pratique, c’est difficile de trouver  les syndicats qui ne parlent pas la même langue, mais c’est sur la toile qu’on peut l’observer. Ce qui est sûr pour que les conditions des travailleurs de ce pays s’améliorent; c’est de s’unir et éviter la guerre de distance. Puisque l’esprit de leurs combats va dans le sens de l’intérêt de leurs affiliés.

 

Lansine Coulibaly

Source : LE COMBAT

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