Les leçons du Ramadan : L’apport des Noirs dans la religion musulmane

Voici un très beau texte qui a de quoi flatter notre mélanine. C’est un écrit d’un internaute anonyme que nous avons jugé qu’il était d’une valeur historique et informationnelle de grande portée à mettre entre toutes les mains. Nous avons juste arrangé le texte pour le rendre plus digeste, mais le fond et les références restent la pensée de son auteur. Voici ce que dit en substance son texte.

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Pour l’auteur, les Noirs ont toujours connu Dieu et sont avec Allah Soubhana Wa Talla, à  l’origine des religions abrahamiques. Mais malheureusement, beaucoup de chercheurs ont tenté de nous faire croire qu’avant l’arrivée de l’islam ou du christianisme en Afrique, qu’aucun peuple du continent ne savait que Dieu existait. Pour ces chercheurs les africains, étaient des païens, des fétichistes qui ne connaissaient et n’adoraient que des idoles.

Egalement, que dans l’islam, les Noirs n’auraient joué qu’un rôle second et présentés comme ayant été que les esclaves des arabes dont le plus illustre parmi eux serait Bilâl Ibn Rabâh, plus connu sous le nom de Bilâl Al-Habashî, l’Abyssinien et le premier muezzin de l’Islam, c’est-à-dire la première voix humaine qui appela l’adhan. L’auteur interpelle alors ses frères et sœurs  africains et musulmans. Il leur demande, qu’avant de penser que les Noirs ont toujours été des esclaves des Arabes, que l’islam est la religion des Arabes et que les Noirs n’ont jamais connu Dieu avant les juifs et les Arabes, d’aller étudiez l’Histoire pour savoir ce que lui sait. Il estime que trop de musulmans noirs imitent « bêtement » les Arabes  et ont un complexe d’infériorité par rapport à eux, à cause de ça.

Pour lui, cette vision que des chercheurs et des africains ont de leurs ancêtres, est non seulement fausse mais malheureuse.  L’auteur pense que c’est le manque d’estime des africains qui est l’une des raisons qui expliquerait le grand retard du continent. L’homme noir aurait une mauvaise perception de lui-même dans tous les domaines, y compris dans celui de  la religion. Pour lui, si on veut que l’Afrique retrouve sa dignité, il faut que notre vision et connaissance spirituelle changent. Il atteste que bien avant l’arrivée de l’islam, les africains s’avaient que Dieu existait. La preuve pour lui est que chaque peuple d’Afrique avait un  nom pour désigner Dieu. Les Mandingues appelaient Dieu, Maa N’gala, les Peulhs Guéno, les Wolofs Yal, auquel ils ont ajouté Allah après l’Islam, et c’est devenu Yal-Allah puis Yallah. Les Sérères appelaient Dieu, Rog Sen. Les africains priaient à leur façon Dieu, qu’ils louangeaient avant l’Islam. Les Egyptiens qui étaient des Africains, comme le Pr. Cheikh Anta Diop et d’autres l’ont prouvé étaient des monothéistes, et sont en partie à l’origine de toutes les  religions abrahamiques que ce soit le Judaïsme, le Christianisme ou l’Islam.

Selon toujours l’auteur, Abraham, dans l’ancien testament (la Genèse), aurait été  initié au monothéisme, par le roi de Jérusalem, qui était un Noir. Il s’appelait Melkisedek. C’est de lui que viendrait le nom Malick, qui signifie, Roi. Melkisedek, était un Cananéen descendant de Canaan, le fils de Cham, l’ancêtre des Noirs pour la Genèse, lui-même fils du Prophète Noé. Le Prophète Idrissa, ou Luqman, serait aussi un Noir de même que la mère de Ismaël, le fils d’Abraham frère de Issac.

Elle s’appelait Adjara, la seconde épouse de Ibrahim, qui était une servante du Pharaon, et non son esclave. Donc, pour lui,  la descendance de notre Prophète Mouhammad (PSL), est en partie africaine et noire, car Ismaël est l’ancêtre de Mohamed (PSL) et de sa tribu, les Qouraïchites. Il insiste dans son texte que Bilal, n’étaient pas un esclave, car à l’époque du Prophète Mouhamad (PSL), l’Arabie était dominé par le royaume d’Abyssinie aujourd’hui l’Ethiopie, qui était un royaume africain et dont Bilal était l’un des princes. Bilal appartenait à la noblesse éthiopienne, il n’était donc pas esclave.

Pour l’auteur à l’époque, toute l’Arabie du Sud et la région de la Mecque étaient sous le contrôle des noirs sabéens qui seraient les premiers habitants de l’Arabie et les premiers Arabes. Car les noirs sabéens, ont pris le nom du désert de cette région, le désert d’Araba. C’est de là que viendrait le nom: Arabe. C’est l’hégémonie des noirs à l’époque du Prophète Mouhamad (PSL), qui exclut la thèse du Bilal esclave. C’est ce qui expliquerait pour l’auteur que le  premier Hégire se fit en Ethiopie, le pays africain qui dominait l’Arabie. Pour lui, les noirs, étaient les seules qui protégeaient Mouhamad (PSL), que sa tribu, les Quraychites, ne voulaient plus à  cause de l’Islam qu’il a apporté. Le deuxième hégire, se fit à Médine en  622, qui était également une ville noire. L’auteur révèle que ce sont les noirs qui contrôlaient Médine à l’époque, avec leur chef, Ayoba Lansar, qui accueillit le Prophète Mouhamad (PSL).

L’auteur conclut sur l’affaire Bilal, en affirmant bien que le récit du Bilal esclave n’est qu’une invention et une falsification des Perses venus d’Iran. Des perses qui seraient d’origine Aryenne (Blanche), qui ont conquis l’Arabie après la domination Ethiopienne et qui ont été les premiers, avec les juifs radhanides, à pratiquer le racisme envers les Noirs, en les esclavagisant en Arabie. Pour l’auteur, la famille royale d’Arabie, n’est pas d’origine Arabe comme elle le prétend. La famille royale saoudienne ne serait pas de la descendance du Prophète Mohamed (PSL).

Elle serait plutôt d’origine Perses, donc Aryenne. L’auteur qui semble connaître ce qu’il dit, affirme que la pierre noire de la Mecque, la Ka’aba, a un nom africain. Car le « Ka » et le « Ba », sont deux notions ontologiques africaines, héritées des égyptiens et des nubiens antiques, qui étaient africains et noirs. Le « Ka » et le « Ba », notions ontologique, peuvent être  vérifiées dans beaucoup de langues africaines modernes. Et quand moi malien j’ai lu cela, un frisson a traversé mon corps et je me suis mis à rêvasser en pensant à la similitude avec le Kaba bulonw de Kangaba. Est-ce donc possible que cette case sacrée du mandé depuis des siècles  ait une quelque histoire ou référence avec la  sainte Kaba de la Mecque ?

L’auteur est en réalité un chercheur qui a tu son nom. Pour lui, la prière musulmane, le jeûne, le Bonnet musulman, les heures de prière par rapport à  la position du soleil, sont des héritages de la communauté noire sabéennes d’Arabie, des noirs de l’Egypte et de la Nubie-Ethiopie antique. Les noirs sabéens et cananéens auraient grandement contribué à la naissance de la langue Arabe. Pour lui, dans le Qur’an, de nombreux mots sont d’origine Ethiopienne. Il révèle que dans la sourate 15-verset 26 à 28, il est clairement dit que Allah Soubhan Wa talla, a fait le premier homme NOIR: « (Et sûrement Nous avons créé l’Homme de glaise sonore, de boue NOIRE mise en forme. (…) Et quand ton Seigneur a dit aux anges: Je vais créer un mortel de glaise sonore, de boue NOIRE mise en forme)».

A ce sujet, c’est surtout la « Nation Of Islam », aux Etats-Unis, qui a développé une très  riche littérature, à propos de la première tribu de Dieu, la Tribu de Shabazz, dont tous les noirs descendraient. D’où le nom de Malcom X qui  après sa conversion à l’Islam, est devenu El Hadj Malick El-Shabazz. En Arabe, Shabazz signifie: le Peuple glorieux.

Voilà, chers lecteurs la leçon que nous retenons de ce beau texte. Aucun écrit n’est certes innocent en réalité, mais quoiqu’il arrive sachons bien parler de notre apport à la civilisation universelle et soyons fiers d’être noirs et africains. Dans notre prochaine livraison nous tenterons de vous présenter qui était le Mouazinoul Rassoul’Allah, Bilâl Al-Habashî, l’Abyssinien, le premier muezzin de l’Islam.

 

 

La rédaction

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