Le président de la coalition des acteurs pour le droit et la citoyenneté (CADC-Mali), Modibo Traoré « l’extrémisme violent n’est pas que religieux »

La coalition des acteurs pour le droit et la citoyenneté (CADC-Mali)a organisé un atelier de formation et d’échange sur l’extrémisme violent dans notre pays. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi 1er février dans la salle de conférence de la direction régionale de la jeunesse de la commune V du district de Bamako.C’était sous l’égide du représentant du maire, Hassane Cissé.

Durant deux jours, les participants, pour la plupart des jeunes, venus de tous les quartiers de la commune plancheront sur des modules comme la réforme du système de la sécurité, le réseautage, le plaidoyer et le lobbying, des thématiques liés à  l’extrémisme violent. Car pour le  président de la coalition des acteurs pour le droit et la citoyenneté (CADC-Mali),  Modibo Traoré, l’extrémisme violent n’est pas que religieux. Selon lui, le concept n’est pas bien assimilé par la couche juvénile. « Beaucoup de jeunes lient le phénomène à la religion », analyse-t-il.   C’est pourquoi, affirme-t-il, la Cadc-Mali a initié la présente formation pour mieux outiller des jeunes  sur le phénomène de la radicalisation afin que ceux-ci servent de relai auprès de leurs frères et sœurs. Pour le coordinateur de l’Alliance malienne pour refonder la gouvernance en Afrique (Arga-Mali), Ambroise Dakouo,  notre pays est confronté à  un défi sécuritaire depuis les évènements de 2012. Lequel a donné naissance à des configurations nouvelles comme l’extrémisme violent sur toute l’étendue du territoire. « Cet atelier va nous permettre de mettre en place ou de consolider un cadre de dialogue », souligne-t-il. D’autant qu’aucun effort ne doit être de trop pour ramener la paix et la sécurité dans notre pays.

Auparavant, le maire délégué de Sabalibougou et représentant le maire de la commune V, Hassane après avoir souhaité la bienvenue aux séminaristes a indiqué que le phénomène d’extrémisme violent est plus que d’actualité au Mali. Il a demandé aux participants plus d’assiduité et  de concentration afin de formuler des recommandations. Lesquelles aideront notre pays à sortir du gouffre.

Il convient de noter que la coalition des acteurs pour le droit et la citoyenneté (CADC-Mali) est une organisation née d’une synergie de plusieurs associations ayant décidé de combiner les efforts pour œuvrer au développement et au changement de comportement au Mali et en particulier chez les jeunes.

Abdrahamane Sissoko

 

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