La sortie de crise à portée de main

Le communiqué final de la CEDEAO sur la sortie de crise au Mali précise que ses propositions sont acceptées de tous sauf le comité stratégique du M5 auquel elle donne 10 jours pour accepter.

Le même Communiqué donne la liste de l’ensemble des regroupements et personnalités rencontrés dont l’Imam Mahamoud Dicko et le M5 séparément. Évidence, DICKO soutient les propositions de la CEDEAO contrairement au M5.
Aussi, même le communiqué des Syndicats de la magistrature, qui s’apparente à un démenti, n’apporte pas vraiment d’éléments contraires à ce que la CEDEAO propose car, nulle part, leur exigence de nommer parmi les membres élus du CSM n’a fait l’objet de rejet.
Le départ de Manassa, le renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle, le rétablissement des voix des urnes, le prochain départ de Moussa Timbiné, Président de l’Assemblée nationale, la mise en avant des résolutions et recommandations du DNI, de bonne foi, sont des solutions qui nous permettront, sans nul doute, de sortir de la crise et de tracer, ensemble, les voies et moyens de redressement de notre Nation.
En précisant qu’elle n’acceptera jamais une prise de pouvoir hors élection, la CEDEAO s’illustre, pour une des rares fois, en véritable défenseur de notre constitution et en « apporteur de solutions » pour la sortie de crise.
Il reste au Président de la République qui, dans sa carence habituelle, nous a habitué à l’immobilisme et au tâtonnement, de saisir cette occasion pour sauver le pays du chaos et sauver sa tête avec.
La présente dynamique doit, à présent, être soutenue par l’ensemble de la classe politique malienne, de la société civile, mais aussi par le reste de la communauté internationale (Nations Unies, Union Africaine, Union Européenne, les États Unies etc) pour donner une caution morale plus forte à ces propositions.
Nous n’avons pas d’alternative au dialogue ; il est temps pour le M5 de contribuer efficacement au processus de refondation du pays par la mise en œuvre effective de l’ensemble des réformes politiques et institutionnelles et de rejoindre les rangs de la République.
Sigui ka fo yé damu yé.
Dr Étienne Fakaba Sissoko
Professeur à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Bamako
Analyste au CRAPES.

Source : INFO-MATIN

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