La nouvelle mosquée de Gouba Dabo : Toute la vérité

Suite à des informations véhiculées ça et là, faisant état de mésententes  entre les frères Diawara du village de Gouba Dabo dans le cercle de Diéma, dans le but de connaître le fond du problème, nous avons effectué une enquête. Notre enquête a fini par révéler ce qui suit : Juste une situation dramatisée à Bamako sans qu’il n’y ait d’incidents prévus par certains dans ledit village.

MOSQUEE PRIERE

L’historique. Selon nos sources, dans le village de Gouba Dabo, il existait une vielle mosquée,-et qui par le désir de toute la communauté a été renouvelée avec le concours de tous les habitants. Elle demeura ainsi ce qu’elle était, c’est-à-dire la grande mosquée du vendredi. Tout le monde y prie tranquillement.

 

 

Initiatives nouvelles. Et, comme le village de Gouba Dabo, depuis sa fondation d’antan n’a abrité aucune école, servant à préparer l’avenir des enfants, l’un des frères Diawara, ressortissants du village ayant même contribué à la reconstruction de l’ancienne mosquée, s’est fait une idée dite d’ « avenir ». Il s’agit là de créer une école, tout au moins franco-arabe. Pour eux, l’école franco-arabe qu’ils souhaiteraient bâtir pour leur village n’est pas destinée à être privatisée ou à un titre personnel. Car, dès le début, ils avaient informé toute la population, à l’intérieur  comme  à l’extérieur du village. Tout ce qui voudrait aussi contribuer, pouvait le  faire dans un souci de communauté. C’est ainsi que les frères Diawara opérant à Bamako, ont suivi l’initiative de leur frère cadet pour  doter du village d’un lieu d’apprentissage afin de sortir tous les rejetons de leur contrée, de l’ornière de l’analphabétisme. Puisque ici, comme à l’accoutumé sur certaines terres musulmanes, aller à l’école pour étudier ou parler le Français est considéré comme une mauvaise chose. En face, certains individus se sont opposés. Mais pour avoir l’accord de tous, les frères Diawara ont tenté d’expliquer l’initiative  à ceux qui ne l’ont pas comprise.

 

 

Pour y parvenir, les volontiers se sont rendus chez le chef du village et tous les dignitaires du village et des autres villages environnants. Ils se sont  rendus chez le préfet du cercle de Diéma, chez le maire de Béma et chez toutes les sensibilités relevant de leur circonscription. La réponse a toujours été positive. Alors c’est dans ce climat qu’ils ont prévu d’y investir pour construire ladite école et une mosquée de proximité. La mosquée ,,à cause du site choisi, est un peu loin du village. En plus, certains habitants des contrées sont plus proches du lieu choisi que du village. Le souci était de rapprocher certains aussi d’un lieur  lieu de culte dit de « Dieu » comme ils en ont aussi le droit.

 

 

Pour venir à bout de leur initiative, ils ont prévu d’investir six-cents millions de nos francs [600.000.000 FCFA]. A ce jour un grand pas a été franchi. La mosquée et l’école franco-arabe ont été inaugurées le 7 février dernier et les cours ont débuté. Beaucoup d’enfants y fréquentent gratuitement après avoir reçu deux tenues scolaires chacun et des matériels scolaires adaptés à l’appui. Le coût total est estimé à cent millions de nos francs. Mais ce n’est que pour le départ car ils en ont prévu pour le coût total six-cents.

 

 

C’était suite au fait que les frères bâtisseurs avaient émis des cartes d’invitation à travers le pays pour l’inauguration prévue le 7 février dernier que certains individus mal intentionnés ont décidé de faire véhiculer des idées divisionnistes. Dans leur combat les négationnistes ont mis en garde tous ceux qui étaient motivés d’y aller à sursoir  leur départ d’aller assister à ladite inauguration à Gouba Dabo. Ils  sont parvenus à faire boycotter la cérémonie en faisant planer la menace   d’une contestation des populations locales. Ce qui est avéré faux. Le chef du village en question n’a appris les troubles annoncées qu’à partir de Bamako. On lui a fait part, à partir d’un téléphone, d’un conflit contre les wahhabites qui veulent faire adhérer les gens dans leur secte à partir d’une mosquée.

 

 

Enfin la situation n’a été dramatisée qu’à Bamako. Sinon la cérémonie a lieu avec beaucoup d’hôtes venus de plusieurs coins du pays. On note la présence de plusieurs anciens ministres ainsi que du préfet du cercle dont relève leur circonscription.

En tout cas, les frères Diawara ont été provoqués dans cette situation où leur seule motivation était de faire de la solidarité.

 

D T

 

SOURCE: La Révélation
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