La folie des mèches brésiliennes : Il y a de quoi à avoir peur

Depuis un certain temps, la mode des cheveux brésiliens, communément appelés cheveux naturels gagne du terrain dans notre pays. Ici à Bamako, pour de nombreuses filles, il est indispensable en ces temps de fête d’avoir de la considération sans ces longs cheveux naturel sur la tête. D’ailleurs, en cette période de fin d’année, tous les moyens sont bons pour se procurer ces fameux nouveaux cheveux dits naturels.

Produit de luxe, car même le salaire d’un fonctionnaire n’est pas suffisant pour se les procurer, le prix minium tourne autour de 100 000 à 300 000 FCFA et le tout dépend de la longueur et de la qualité des cheveux (en réalité des mèches). C’est pour dire que les cheveux naturels extrêmement chers ne sont pas accessibles à toutes les filles.

«Je ne pense même pas a en avoir un jour. Avant quand, je sortais avec mes amies, cela me travaillait un peu, c’est-à-dire être une fille sans cheveux naturel. Et depuis, j’ai coupé mes cheveux pour avoir les cheveux crépus «Nappy» qui est aussi à la mode ces temps-ci », explique Djélika, une jeune dame que nous avons rencontré dans un salon de coiffure.

Malheureusement, le phénomène de cheveux naturels semble prendre le dessus sur les autres modes de coiffure.

Ainsi, elles sont nombreuses, ces filles qui sont prêtes à tout pour avoir des cheveux naturels, qui sont devenus le baromètre d’être la plus « fun, stylé ou plus riche surtout en cette période des fêtes de fin d’année pendant laquelle beaucoup de mariages sont célébrés.

« Moi, je ne donnerais pas de nom, mais le comportement de certaines de mes amies sont vraiment indésirables. Elles font la chasse aux garçons riches, les collectionnent afin de leur soutirer autant d’argent pour se payer ces fameuses mèches brésiliennes. Il y en a certaines qui sont dans diverses tontines et d’autres gardent peu-à-peu leur argent chez la vendeuse de cheveux, une fois l’argent au complet, les faux cheveux leur sont livrés», explique-t-elle.

Encore incroyable, le phénomène a engendré un business pas connu de tous, mais qui semble être très lucratif, révèle-t-elle.

«Tout comme moi, beaucoup d’autres filles n’ayant pas les moyens de se les acheter, au lieu de se résigner, voulant suivre la tendance à tout prix, se permettent de les louer pour être celles qui ont le style pendant les cérémonies. Le prix est fixé, selon la longueur et la duré de la location. Mais, s’il arrive ces cheveux se perdent ou se détériorent, tu seras obligé de rembourser au prix de vente», conclut-elle.

Adam DIALLO

Source: Bamako News

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