Réseau APEM : Dramane Diarra confirmé président par la Cour d’Appel de Bamako

C’est ce mercredi 14 janvier 2015 que la Cour d’Appel de Bamako a confirmé le jugement N°107 du 19/05/2014 du Tribunal de Première Instance de la Commune IV de Bamako, dont le dispositif est ainsi conçu : «…Déclare nul et de nul effet, le procès-verbal de l’Assemblée Générale du 04 janvier 2014 et le bureau qui en est issu ; Déclare valide, le Bureau élu le 15 janvier 2014 avec toutes les conséquences de droit qui en découlent…» Ainsi, le Bureau (celui dirigé par Dramane Diarra), élu le 15 janvier 2014, peut, à présent, entrer en activité, même en cas d’éventuel pourvoi de la part des adversaires.

Dra condamne

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«Je commence par condamner la barbarie sous toutes ses manifestations notamment les tueries causées par des extrémistes français. Cependant, j’estime qu’il n’est point courageux le traitement actuel qui est fait de la question en évoquant les effets tout en occultant les causes.

Ces actes sont les conséquences de l’injustice, de l’inégalité, du racisme, de la stigmatisation pratiqués, notamment par les puissances occidentales, rien qu’à regarder la situation en Palestine, en Irak, en Syrie, en Libye… à cet égard, qui a “façonné” les terroristes ? Ces Occidentaux, bien entendu ! Ce ne sont pas des musulmans qui ont déclenché les deux guerres mondiales, à ce que je sache. La terreur naît de la terreur. Nous devons tous nous en souvenir constamment. Vive un Monde de vérité, de justice, d’équité, d’égalité !»

Plus de monde

Le nouveau Premier ministre a dit à tout le monde qu’il n’est pas venu pour remettre en cause toutes les initiatives de son prédécesseur. C’est ainsi que le lundi 12 janvier 2015, il était présent à la montée des couleurs. Modibo Keïta s’est dit ému après la montée des couleurs. «C’est avec un réel plaisir et une profonde émotion que je m’associe à l’ensemble de mes collaborateurs, pour que nous puissions nous unir encore dans la gestion du pays.

Nous prions Dieu qu’il nous donne la force nécessaire de nous accepter les uns, les autres». Cette première montée des couleurs a réuni plus de monde que d’habitude ; plusieurs cadres de la cité administrative étaient présents ; d’autres étaient à leur premièreexpérience depuis l’instauration de la montée des couleurs, qui se fait une fois par semaine.

Dicko pro-Charlie ?

Plus de 5000 personnes ont été mobilisées à Bamako le vendredi 16 janvier 2015 contre les caricatures de Charlie Hebdo. Cette marche a été organisée par le Collectif des associationsmusulmanes du Mali. Elle avait comme lieu de destination le Monument de l’indépendance du Mali.

Dans son discours, le président du Haut conseil islamique s’est attaqué aux gens qui sont venus à cette marche avec des «pancartes hostiles». On se demande bien ce que le président du Haut conseil appelle «pancartes hostiles» parce qu’on pouvait lire sur les pancartes : «IBK est Charlie» ; «Nous ne sommes pas Charlie» ; «Nous voulons pratiquer notre religion» ; «l’Islam est notre religion» ; «Plus de caricature sur notre prophète».

Dicko, on ne peut pas mobiliser les gens et leur dire de faire ce que vous voulez ; les manifestations ont ceci de particulier. Cadrer les gens n’est pas facile encore moinscontrôler, si vous ne vous retrouvez pas dans certaines déclarations, c’est normal. Mais chacun a sa manière de s’exprimer. Mais pourquoi vous-même vous vous êtes adressé au public en français et non dans une langue du Mali ?

C’est dire que votre message n’était pas destiné aux manifestants. L’imam Mahmoud Dicko dit que la gouvernance mondiale est en faille. Et pourtant, la gouvernance nationale a failli avec l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel, les surfacturations, la mauvaise organisation des examens scolaires de fin d’année. Mieux, des milliers de Maliens rasent les murs.Dicko ne parle pas de ça. Mais de la gouvernance mondiale. Dicko est-il devenu un pro-Charlie ?

La presse privée chassée

Lors du 1er conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale, la presse privée a été chassée par la sécurité présidentielle. La presse a été humiliée encore à Koulouba. La sécurité présidentielle est venue dire aux journalistes que, selon les instructions du président de la République, excepté la presse étatique, «aucun autre organe ne doit être admis dans la salle de conférence».

Idem pour les photographes privés et même celui de la primature. Ils ont tous été recalés à la porte. Et c’est le directeur du protocole de la République qui a conduit les journalistes vers la salle d’attente. Très révoltés, les journalistes de la presse privée et certains photographes sont rentrés directement à la maison, laissant les journalistes de l’Ortm et l’Essor à Koulouba. Ce n’est pas une première à Koulouba depuis l’arrivée d’IBK au palais présidentiel.

Mara a le spleen !

Lors de la passation de service, Moussa Joseph Mara a dit à tout le monde qu’il va retourner à la maison et que c’est une nouvelle vie qui commence pour lui. Mais, en réalité, «Moussa Joseph Mara n’a pas chômé», selon les travailleurs du Cabinet Diarra dont il est un associé. L’ancien Premier ministre a repris service à la grande surprise de tout le monde.

Car tout le monde pensait qu’après avoir passé 9 mois à la tête de l’exécutif malien, qu’il allait au moins prendre deux à trois mois de repos sabbatique. Nos sources nous indiquent qu’il va au service même s’il se montre totalement absent. Il a la tête ailleurs. Mara broie du noir. Il n’est donc pas facile pour lui de reprendre ses activités. Blues ou spleen ? Celui qui a parcouru toutes les régions du Mali, sauf Mopti, vit une période de vague à l’âme.

La période des festivals

Avec le début de l’année, les acteurs et opérateurs culturels, pour ne pas dire les promoteurs des festivals, reprennent du poil de la bête. Chacun est en train de faire son lancement à travers des conférences de presse. La plupart des festivals se tiendront entre les mois de janvier et avril ; ils vont se dérouler dans les villes du sud du Mali : Ségou pour le festival sur le Niger ; Kayes pour le festival Kayes Médine ; Sélingué pour le festival international de Sélingué.

Déjà, les activités de la 8ème édition du festival Daoulaba se sont déroulées au Musée national du Mali, avec en toile de fond la promotion du coton bio et l’hommage au doyen Malick Sidibé, grand photographe devant l’éternel. Après le mois de janvier, il y aura les autres festivals. Les plus attendus sont : le festival sur le Niger à Ségou et celui de Sélingué. Il faut reconnaître qu’il y aura de nouveaux festivals, mais aucun ne se tiendra au nord compte tenu de la situation sécuritaire.

35 tonnes de produits

La direction nationale du commerce et de la concurrence, après des mois de contrôle dans les marchés et autres boutiques dans les rues de Bamako, a pu collecter plus de 35 tonnesde produits avariés. Parmi lesquels, des pâtes alimentaires, des boîtes de conserve, des bouteilles de mayonnaise, pâte dentifrice, des boîtes de petits pois, des biscuits, du lait en poudre, etc.

Les 35 tonnes de produits avariés ont été brûlés devant les autorités de Bamako. Occasion pour les autorités d’attirer l’attention du grand public sur tout ce que les gens achètent à longueur de journée. C’est aussi une manière de dire aux Maliens de faire attention en achetant les produits alimentaires. Ce qui va dans le ventre doit être propre.

Espoir 2002 se réalise-t-il en 2015 ?

En 2002, IBK était le président du groupement politique dénommé «Espoir 2002». Cette coalition de partis politiques était composée de plusieurs formations politiques dont les plus remarquables étaient le RPM, le CNID, le MPR et d’autres. Espoir 2002 avait beaucoup de députés à l’Assemblée nationale, ce qui a facilité l’élection d’IBK comme président de cette institution, en 2002. Mais après, cette coalition a été divisée. Certains ont laissé en rade IBK pour s’aligner du côté du pouvoir.

IBK est resté dans l’opposition en 2007 après la victoire d’ATT dès le premier tour. Il a créé le FDR avec Soumeylou Boubèye Maïga, Tiébilé Dramé, tous candidats malheureux à la présidentielle. Aujourd’hui, les anciens alliés sont revenus comme Mountaga Tall et Choguel Maïga ; ils sont tous deux ministres. L’espoir 2002 s’est réalisé en 2015. En tout cas, IBK est le président de la République.

Les misérables

Les anciens du cabinet du ministre de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne sont devenus comme des orphelins ; ils ne savent même plus quoi faire. Leur ministre est parti à la tête d’un autre département. Avant de faire appel à ses anciens collaborateurs, ils sont en train de perdre espoir car ils ne sont pas pris en compte au niveau du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne. Les pauvres sont dans leur ancien département à ne rien faire.

Certains, selon nos sources, ont été rassurés par le ministre Diarra. Par contre, d’autres savent que c’est fini parce qu’ils ne pourront pas partir avec tout le monde. Il y a aussi ceux qui ne s’en préoccupent pas d’autant qu’ils disent  être des cadres de l’administration malienne. En tout cas, les membres du cabinet ont très peur parce qu’ils ont été mis à la disposition d’un ministre politique, de surcroît, débaucheur de militants Adéma à Goundam. Il s’agit de Mahamane Baby qui est à la base de la venue des militants Adéma au RPM.

«IBK me fait pitié»

C’est Seid Chérif Ousmane Madani Haïdara qui l’a dit mardi 13 janvier 2015 au cours d’une conférence de presse, chez lui, à Banconi. «Nous devrons comprendre notre président, il n’a pas le choix. Il ne pouvait pas ne pas aller à la grande marche à Paris. Mais nous condamnons ceux qui ont profané notre Prophète (PSL), parce que nous ne comprenons pas qu’il n’y ait pas de limites à la liberté d’expression dans un pays comme la France.

Je demande aux Maliens de comprendre le président IBK, il nous ouvre comme ça une autre porte, car on ne peut rien contre la France». Il a condamné l’acte de Charlie de même que les actes terroristes. Selon le prêcheur international, les Maliens doivent comprendre la démarche du président IBK. «IBK me fait pitié car il ne pouvait pas rester sans aller. Donc, les gens ne peuvent pas comprendre. En restant ici, ça allait nous créer plus de problème».

Source: Le Reporter

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