Gestion axée sur le résultat: la justice pour une meilleure gouvernance

L’Institut national de formation judiciaire abrite, du lundi au mercredi, un atelier de formation en GAR-Management (Gestion Axée sur le Résultat).

Aminata Malle Sanogo ministre justice droit homme

Organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, en partenariat avec la Coopération canadienne, ledit atelier qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des professionnels du droit regroupe les membres de la famille judiciaire ; les représentants des ONG ; la société civile…
La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de Fousseyni TOGOLA, conseiller technique au ministère de la Justice, représentant madame le ministre.
M. TOGOLA a rappelé les objectifs du présent atelier qui s’inscrivent dans le cadre d’une série d’autres sur la Gestion Axée sur le Résultat (GAR). Il s’agit de : permettre aux professionnels du droit d’acquérir des notions fondamentales et les concepts essentiels de la GAR en vue de se familiariser avec la culture et l’éthique du résultat pour satisfaire les justiciables ; appliquer les principales méthodes de mise en œuvre de la GAR, dans une perspective d’amélioration et d’optimisation du résultat ; organiser, suivre et contrôler la mise en œuvre de la GAR dans la triple optique de ses engagements au résultat, sa planification stratégique et sa mesure pour une performance accrue du service public.
Le représentant de madame le ministre a fait état des résultats attendus de cet atelier de trois jours : appréhender les outils de la GAR ; conceptualiser une organisation centrée sur la satisfaction des justiciables ; disposer d’informations permettant de mettre en œuvre la GAR.
Par ailleurs, l’occasion était bonne pour M. TOGOLA de rappeler l’engagement du Gouvernement pour la rationalisation et l’ancrage de la culture de la performance, à travers l’adoption, en juin 2015, de la Politique nationale de la Gestion Axée sur le Résultat. Pour lui, le GAR, n’est plus un outil ; mais une philosophie de gestion dont les ramifications s’étendent à l’ensemble des fonctions managériales de l’État. Aussi, opère-t-elle un changement de paradigme qui consiste à abandonner la gestion par la logique des moyens au profit d’une logique de résultat. Toute chose qui permet d’atteindre des résultats concrets, tangibles.
Le conseiller technique justifie l’intérêt de la GAR par un contexte marqué par l’insuffisance des ressources face à des besoins sans cesse croissants. Elle devient alors une approche de gestion ayant pour objet l’amélioration continue des performances.
Parlant des valeurs véhiculées par la GAR, M. TOGOLA a cité la primauté de l’intérêt général ; l’imputabilité ; la transparence ; le professionnalisme ; l’éthique et l’équité. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, elle représente un enjeu stratégique majeur pour tous les acteurs qui désirent exercer un leadership dans leurs domaines de compétence.
« La justice en tant que pôle essentiel de la bonne gouvernance, ne saurait rester en marge de l’opérationnalisation de cette précieuse technique de gestion », a-t-il soutenu. Il a expliqué que la raréfaction des ressources traditionnelles, l’obligation de reddition de compte font de l’examen critique des choix des activités, leur soutenabilité financière à long terme et l’institutionnalisation de la culture du résultat à travers des programmes et projets bien formulés, un impératif.
Le président de séance a rappelé que le Programme d’Urgence pour le Renforcement de la Justice et la Mise en Œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger avait prévu, dans sa composante I, une série d’activités qui doivent concourir au renforcement de la culture de résultat et d’un cadre de performance des structures juridiques et judiciaires. Ledit Programme, a-t-il fait savoir, est lui-même conçu et géré par l’application des outils de la GAR. Toutes choses qui lui font dire que le Département accorde un intérêt particulier à une claire définition des rôles et responsabilités des structures et acteurs judiciaires dans une démarche fondée sur l’imputabilité ; la redevabilité et l’obligation de résultat.
M. TOGAOLA n’a pas manqué de saluer l’accompagnement du Canada qui, depuis plusieurs années, soutient les efforts du Gouvernement dans ce sens, à travers des activités de renforcement des capacités des agents de l’État par des formations aussi bien au Mali qu’au Canada.

Par Bertin DAKOUO

 

Source: info-matin

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