Justice: Nioro Sahel désavoue son juge

De milliers de manifestants ont occupé, hier dimanche, les rues de la ville de Nioro du Sahel pour dire non à l’injustice, aux abus de pouvoir du juge du tribunal première Instance de Nioro contre un commerçant de la place.

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Cette manifestation est partie de la place publique de la ville jusqu’à la préfecture du cercle où les marcheurs ont remis une déclaration au préfet. On nous informe que dans le document, les marcheurs ont donné un ultimatum de deux semaines au juge indélicat pour réparer son injustice en remboursant la somme d’argent de (1 150 000) qu’il aurait pris au commerçant.

Ils étaient de milliers d’individus à marcher de la place publique du Nioro du Sahel jusqu’à la préfecture. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire : « Nioro réclame une justice saine », « restituez les 1 150 000 ». Aussi, les manifestants scandaient : « non à l’injustice », « non à l’abus de pouvoir », etc.
Selon des manifestants, que nous avons pu joindre au téléphone, tout est parti, quelques jours plus tôt, de l’arrestation d’un braqueur en possession d’une carabine de chasse. Ce dernier, une fois conduit à la gendarmerie de la ville de Nioro, a reconnu les faits tout en citant un commerçant de Nioro auprès duquel, il a acquis son arme. Pendant l’instruction judicaire, nous rapporte-t-on, le juge ordonne à ce que le commerçant soit arrêté avant de le libérer contre le payement de la somme de 1 150 000 FCFA.
C’est contre cette décision qualifiée d’injustice, affirme notre interlocuteur, qu’il a été décidé de tenir cette manifestation, après avis des notabilités, visant à dénoncer l’abus de pouvoir du juge du Nioro du Sahel qui a illégalement pris 1 150 000 au commerçant.
« Nous avons décidé de marcher pour réclamer la justice au nom du commerçant. La vente de la carabine de chasse n’est pas interdite à ce que nous sachons au Mali. Si le boutiquier a vendu la carabine à quelqu’un qui en a utilisé à d’autres fins, on ne voit pas où est la faute du commerçant. Donc, le fait pour le juge d’arrêter le boutiquier et de le libérer contre espèce sonnante et trébuchante est une injustice et un abus de pouvoir », nous a expliqué un manifestant au téléphone.
Toujours, selon nos interlocuteurs, il n’est pas question que cette situation devienne une pratique dans notre cercle. Ils nous ont ensuite fait savoir que la marche sur la préfecture consistait à impliquer le préfet du cercle du Nioro du Sahel à la résolution de cette situation afin que le commerçant soit mis dans ses droits en faisant en sorte le juge lui rembourse ses sous illégalement perçus.
« Nous avons marché pour demander à notre préfet de s’impliquer afin que le boutiquier, qui a été victime d’injustice, soit mis dans ses droits. Il faut que ces abus de pouvoir s’arrêtent dans notre cercle. C’est le sens que nous donnons à cette manifestation », a-t-il déclaré.
L’on apprend que le document des marcheurs remis au préfet donne un ultimatum de deux semaines au juge pour rembourser l’argent qui a été indument pris au commerçant.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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