Journée de l’Afrique : « l’échec de l’Union Africaine est patent », regrettent des observateurs

L’Afrique célèbre ce mercredi 25 mai, le 59eme anniversaire de la création de l’OUA « Organisation de l’Unité Africaine » devenue l’UA, « Union Africaine ». Cette journée de l’Afrique intervient dans un contexte marqué par des crises sur le continent notamment au Mali.

Des observateurs estiment que les objectifs qui ont prévalu à la création de l’organisation n’ont pas été atteints. Aussi, expliquent-ils, les difficultés économiques auxquelles cette institution régionale fait face ont fait que ses actions sont en deçà des attentes des populations.

Ibrahim Soumaré ancien ambassadeur et analyste en diplomatie et en stratégie, dénonce le financement de l’Union Africaine, 60 ans après son indépendance, par des puissances étrangères. Pire, dit-il, l’UA est en manque de vision conduisant à l’intégration des États africains. « L’échec de l’union africaine est patent, parce que tant qu’il n’y a pas de vision commune partagée, en ce moment-là nous vivons toujours dans une sorte d’extraversion de notre réalité qui fait que les solutions viennent de l’extérieur », explique Ibrahim Soumaré, ancien ambassadeur.

« L’Afrique considérée comme un État face aux États occidentaux »

Pour le politologue Daouda Traoré, les pays africains peinent à s’imposer sur le plan international du fait de la jalousie de certains États du continent en voie de développement. Pour Daouda Traoré, « on n’a jamais pu, dans nos pays africains, sur le plan politique, être stable et s’orienter dans le sens du développement qui fait que jusqu’à présent on a du mal à s’imposer sur la scène internationale »« Regardez bien, on parle de l’Afrique souvent comme si on parlait d’un État face aux États occidentaux », rajoute le politologue.

L’union africaine risque d’être « engloutie »

« L’Afrique n’arrive pas à avoir un regard partagé sur les crises que vivent certains États africains », se lamente Ibrahim Soumaré. Selon lui, « si l’Union africaine ne prend garde, elle sera engloutie ».

« Quand on sait que la flamme panafricaniste ne peut être que la solution, à l’heure actuelle, vue la compétition de puissances occidentales, asiatiques et orientales. Si on ne se réveille pas, nous allons être engloutis ou nous allons servir de faire valoir », prévient Ibrahim Soumaré.

Ces observateurs, invitent les États africains à se mettre au dessus de ses considérations souverainistes pour pouvoir avancer vers un développement harmonieux.

Source: Studio Tamani
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