Jeunes et participation politique : L’ECOLE DE LA CITOYENNETE ET DU CIVISME

L’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD) a clôturé hier une session de formation de 3 jours destinée à ses membres, sur le thème « jeunes citoyens actifs » pour une participation politique efficace et effective des jeunes. L’AJCAD est un regroupement de jeunes conscients de leur rôle dans le développement et l’instauration d’un État de droit au Mali
La cérémonie de clôture s’et déroulée au siège de l’Association malienne pour la protection et la promotion de la famille (AMPPF). L’atelier était animé par le Dr. Abdoulaye Sall, consultant indépendant, ancien ministre des Relations avec les Institutions et président de Cri 2002.

siege maison direction Association feminine malienne protection promotion famille droit femme amppfFinancée par l’Organisation non gouvernementale Oxfam Novib, la session s’est attachée à renforcer les capacités des participants sur le concept de la décentralisation et sur les différentes institutions de la République et leur rôle. Elle s’est aussi employée à faire connaître et comprendre les concept d’institutions de la République et de décentralisation, le fonctionnement des collectivités décentralisées et les rapports entre les institutions de la République et la décentralisation, leurs rôles, impacts et interrelations dans la construction de la société démocratique, républicaine et de l’Etat de droit de nos rêves.
Pendant les deux premiers jours d’apprentissage, les participants ont été édifiés sur l’utilité, le rôle et le fonctionnement des concepts clés de la décentralisation comme la centralisation, la déconcentration, la décentralisation, l’État, la Constitution, le citoyen, la République, la démocratie…
Le Dr Abdoulaye Sall a usé des termes « démocratie de représentation » et « démocratie de participation » pour expliquer au mieux le fondement de la décentralisation. Le président de Cri-2002 a, par exemple, expliqué que participer à la vie démocratique, c’est non pas participer à la décision comme un magistrat, mais élire ou voter pour ceux qui feront les lois. Si le citoyen détient le pouvoir, il le délègue à des représentants avec obligation de lui rendre compte, a précisé le formateur. C’est ce principe qu’il a désigné par les notions de « vote utile ou de représentation utile ». Ce principe permettra, selon lui, de bâtir un État démocratique, soucieux de bonne gouvernance.
Au troisième jour de la formation, les apprenants ont délégué en leur sein deux formateurs pour des exercices de simulation sur la décentralisation et les institutions de la République. Le but de cette pédagogie active est de jauger la capacité des jeunes à animer eux-mêmes des ateliers.
Djénéba Sidibé est une des bénéficiaires de la formation. Au sortir de cet atelier, elle s’engage à informer ses concitoyens sur la nécessité de leur participation à la vie de la cité. « J’ai été informée, formée, éclairée. En retour je ferai mon possible pour cultiver la citoyenneté et le civisme chez mes proches. À l’approche des élections, je peux, par exemple, leur parler du vote utile », promet-elle. Djénéba Sidibé a, en effet, compris qu’en dehors des huit institutions de la République, il en existe d’autres comme la famille, le quartier, le village, la commune… C’est ici, à la base, que doit commencer le véritable changement de comportement.
C. M. TRAORÉ

source : L’ Essor

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