Inculpé par le juge Yaya Karembé pour » complicité de meurtre, enlèvement et séquestration » dans le cadre de l’enquête sur les bérets rouges disparus : L’élève commissaire Siriman Fané décédé mercredi soir à l’hôpital du Point G

L’élève commissaire Siriman Fané est décédé, le mercredi 19 mars, des suites d’une tuberculose à l’hôpital du Poing G. L’ex-Secrétaire général adjoint du syndicat de la police nationale (SPN) avait été inculpé pour » complicité de meurtre, enlèvement et séquestration » au même titre que son collègue l’élève commissaire Siméon Kéïta, dont il était très proche, dans le cadre de l’enquête sur les 21 bérets rouges disparus et de l’affaire « des coups et blessures volontaires et d’usage d’armes à feu » au campus de Badalabougou, courant avril 2012, dans laquelle un étudiant a trouvé la mort.

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Très actif, au sein du comité SPN du Groupement mobile de sécurité (GMS) Siriman Fané faisait partie,  avec Siméon Kéïta,  des policiers qui ont rejoint l’ex-junte putschiste de Kati et ne tarderont pas à gagner rapidement  la confiance du Capitaine Général Amadou Haya Sanogo. Aussi vont-ils bénéficier  des promotions  exceptionnelles  ayant fait l’objet d’une vive contestation, à travers souvent des affrontements violents,   au Groupement mobile de sécurité, quartier général du SPN.

 

Ce sont des militaires et des gendarmes qui,  à la demande des ministres de la Sécurité et de la Défense, ont finalement désarmé les parties belligérantes après avoir encerclé le camp (GMS)  où plusieurs armes automatiques  ont été saisies. Un militaire sera tué au cours de cette opération de désarmement des policiers. Ces promotions à titre exceptionnel,  accordées par l’ancien président de la transition, le Pr Dioncounda Traoré, viennent d’être annulées par la Cour suprême,  le vendredi 7 mars. Elle  les a  jugées contraires au statut des fonctionnaires de police.

 

Après son arrestation en début du mois de février 2014,  l’élève commissaire Siriman Fané était  tombé malade. Il nous revient que,  sur une demande de Docteur Oumar Mariko dont il était très proche, le juge l’a autorisé à sortir du Camp I de la gendarmerie nationale où il était détenu  pour poursuivre son traitement. Le Secrétaire général du parti Sadi l’avait conduit dans sa clinique privée. Son état de santé continuait toujours à  empirer au point qu’il a été finalement admis à l’hôpital du Point G où il a rendu l’âme.

Son décès constaté, le corps a été  emporté à la morgue  du CHU Gabriel Touré en attendant son inhumation par sa famille et ses proches.

 

Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant

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