Formation des journalistes sur le processus budgétaire et le suivi du budget de l’Etat et des communes : Le GSB outille les hommes de medias

Conformément à sa mission d’engager la réflexion sur la gouvernance budgétaire dans notre pays tout en informant les principaux acteurs sur les sujets communs sensibles, le Groupe de suivi Budgétaire vient d’organiser un atelier de formation sur le suivi du budget de l’Etat et des communes et sur le processus budgétaire. C’était le 27 et 28 décembre 2014. Les travaux étaient présidés par M. Tiémoko Souleymane, Président du GSB et de M. Bassidi Diabaté, coordinateur.

 Gnimadi Destin journaliste hommageDans le souci de former les journalistes sur le processus budgétaire et le suivi du budget de l’Etat et des communes, afin de mieux informer l’opinion publique, environ une trentaine de

journalistes viennent de participer à l’atelier de formation des journalistes sur le processus budgétaire et le suivi du budget de l’Etat et des communes,
Le Président du  groupe de suivi budgétaire dans son adresse de bienvenue a salué et remercié les journalistes pour leur accompagnement tout au long de l’année, malgré les multiples préoccupations. Le président a également félicité les hommes de medias pour l’importance qu’ils accordent aux activités du GSB. M Bassidi Diabaté,  coordinateur du GSB, non moins Facilitateur, fera savoir que l’existence de toute commune est de générer des ressources, dégager des priorités, et repartir ces ressources. Pour cela il faut qu’elle analyse, les ressources existantes au niveau de la commune. Une fois cela fait, elle doit discuter avec les populations afin de dégager les priorités. En résumé, le budget communal doit faire l’objet d’une prévision, et être autorisé par le conseil communal avant d’être approuvé par le préfet, pour une durée d’une année. Le principe est que le maire est l’ordonnateur du budget. Pour ce qui est de l’exécution du budget communal au niveau des recettes, elle s’effectue en 4 étapes à savoir : l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement, et le paiement. Il faut signaler que la société civile peut intervenir directement dans la phase de constatation et de recouvrement. Quant à l’exécution des dépenses elle comprend aussi 4 phases : l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et l’établissement des mandats de paiement. En ce qui concerne le contrôle du budget communal, il ressort qu’un grand nombre d’acteurs interviennent dans ce processus.
Il s’agit du contrôle administratif, du contrôle juridictionnel, et celui du conseil des collectivités territoriales.
Parlant du budget d’Etat, dont l’élaboration  s’apparente à celle du budget communal, pour ce qui est de son processus d’élaboration, ilrevêt deux phases : la phase technique, la phase politique. Pour ce qui de son exécution, elle comporte deux phases la phase administrative et comptable, c’est-à-dire le recouvrement et le paiement. Selon M. Diabaté,  le budget d’Etat est soumis à trois niveaux de contrôle, le contrôle administratif, le contrôle
juridictionnel et le contrôle parlementaire. Les différentes étapes de l’exécution du budget d’Etat sont  le besoin, le visa de l’ordonnateur, le bon de commande, l’établissement d’une fiche d’engagement, le visa de l’ordonnateur et du contrôleur financier, la livraison par le fournisseur, l’établissement d’un P.V de réception, l’établissement d’une fiche de liquidation, l’établissement d’une fiche de mandatement, le visa de l’ordonnateur et du contrôleur financier et enfin le paiement par le trésor.
Concernant la budgétisation sensible aux genres, les outils de planification sont le PDESC et le CSCR. L’objectif est de savoir si les préoccupations des jeunes et des femmes sont prises en compte dans la planification pour leur épanouissement. Cela ne peut se faire sans
la participation de ces différentes couches. Cette planification revêt 3 caractères : la planification, la recevabilité et la planification.
C’est de cela que le budget est tiré. Tous les acteurs qui participeront à l’élaboration de du plan n’auront pas des difficultés pour l’exécution, voir le suivi.
Des travaux de groupe ont permis l’identification des obstacles pour une participation des OSC au processus budgétaire de l’Etat et des collectivités territoriales. Deux jours durant les journalistes ont été formés sur le  budget communal et le budget d’Etat, la définition du budget en général, qui est un acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses pour une année ; sur les principes budgétaires, à savoir l’annualité, l’unité, l’universalité et la spécialité. M. Diabaté dans son exposé a fait savoir que le budget comprend 2 parties : les recettes  et les dépenses. Les investissements et les fonctionnements entrent aussi dans la cadre du budget. Dans le budget, le remboursement des dettes est prioritaire par rapport au paiement des salaires. Le budget est équilibré lorsque le revenu est égal à la dépense, il est déficitaire lorsque le revenu est inférieur à la dépense, et excédentaire quand le revenu est supérieur à la dépense.  Qu’est-ce qu’un suivi citoyen de l’exécution du budget ?  Quel est l’objectif principal du suivi citoyen de l’exécution du budget  de l’Etat?  Pourquoi le suivi citoyen de l’exécution du budget ? Qui peut faire le suivi citoyen de l’exécution du budget ?  Qu’est-ce qu’il faut pour faire un bon suivi citoyen de l’exécution du budget ? A quoi sert le suivi citoyen de l’exécution du budget ? Toutes ces questions ont eu des réponses et ont contribué à éclairer la lanterne des journalistes.

Mah Traoré

source :  Nouvelle Patrie

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