Tentative de vol d’une Djakarta garée dans une cour à Yirimadio : l’auteur se fait déshabiller, attacher les membres, battu à sang et brûlé

La scène se déroule vers 10h30mn, le mardi 30 décembre dernier à 24 h de la fête du réveillon. Un jeune homme qui reste inconnu faute de pièces, aperçoit une moto Djakarta garée dans la cour d’une famille, vide de ses membres. Il la déverrouille et s’en empare. Interpellé par un adolescent, membre de la famille qu’il a croisé en sortant, il se dessaisit de son butin et pourchasse le petit qu’il traite de voleur, couteau en main. Mais il ne peut prendre à défaut le jugement des voisins sur la moralité de ce dernier. Au contraire, il se fait rattraper, déshabiller, ligoter, bastonner à sang et brûler.

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Les générations se suivent mais ne se ressemblent guère. Il fut un temps au Mali, s’approprier le bien d’autrui sans le consentement de son propriétaire était un déshonneur non seulement pour l’auteur mais aussi pour toute sa famille. Ce temps est aujourd’hui révolu. C’est l’ère des voleurs braqueurs au grand désarroi des parents qui ne contrôlent plus leurs enfants, lesquels se vantent publiquement, à visage découvert d’être des braqueurs. A la veille du nouvel an comme si la vie s’arrêtait aux fêtes de fin d’année, ces enfants indignes de leurs parents s’étaient promis de voler ou de braquer dix mille Djakarta à leurs risques et périls.

Conséquence, pas moins d’une trentaine de braqueurs n’ont pas vu 2015. Dans les tentatives, certains ont été rattrapés, bastonnés à mort et brûlés. Cet anonyme braqueur, âgé de la vingtaine, déshabillé, solidement ligoté, lynché puis brûlé à Yirimadio en Commune VI du district, à la tâche fait partie de la trentaine de cas comptabilisés par Malijet. Il n’était que 10h30mn ce mardi 30 décembre 2014. De passage devant une famille à Yirimadio, il aperçoit une Djakarta garée dans la cour d’une famille, mais verrouillée. Il la croit sans propriétaire. Il faut être un voleur pour le penser et vouloir se l’approprier. Il la déverrouille et la trimballe vers la porte de sortie. Il croise un jeune garçon membre de la famille qui l’interpelle. Le voleur sort de sa poche un couteau et menace de tuer le gosse s’il dit mot. Ce dernier se tait, mais crie au voleur quand il s’est éloigné. La foule, désormais en alerte permanente ayant afflué, le voleur se débarrasse de son butin et pourchasse le petit, en criant à son tour au voleur.

Le petit se réfugie chez les voisins et raconte comment les choses se sont passées. Sachant que ces derniers ont fait foi à la version du petit qu’ils connaissent, le voleur tente de s’enfuir. Malheureusement, il est pourchassé, rattrapé, déshabillé, attaché des mains et des pieds, tabassé à sang, la tête écrasée puis brûlé. C’est dans les braises que les agents de la Mairie de la Commune VI, informés, vont le retrouver en compagnie de la police. Les restes du voleur sont transportés à la morgue du CHU Gabriel Touré.

Personne ne le connaît car, il ne portait aucune pièce. Seul le travail ennoblit l’homme, surtout pas le vol.

Dénis T Théra

Source: Autre presse

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