Réputé multiplicateur de billets de banque : un Guinéen spolie 690.000 F CFA à un ferrailleur de Diabaly

Nul ne sait mieux que Bourema Konaté, un ferrailleur de Diabaly, combien il est difficile de gagner de l’argent.  Car, lui prend le sien dans le feu, en collectionnant des morceaux de fer abandonnés sur des tas d’ordures. Endurer de telles corvées pour finalement faire offrande de cette fortune à des délinquants de Bamako qui se disent capables de multiplier des billets de banque au double ou au triple, il faut nécessairement être étranger dans le District pour avoir une excuse.

 

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A Bamako, les citadins sont enfin vaccinés contre ce genre de pratiques d’une autre époque. Il y’avait des fainéants qui ont fait leur temps en trompant les honnêtes gens soit disant qu’ils sont capables grâce à leur science, de multiplier au double, au centuple n’importe quelle somme d’argent. Mais c’est du passé et ces délinquants sont en reconversion, faute de clients. Mais en fins psychologues, ils ciblent désormais les broussards.

Bouréma Konaté, un notable de Diabaly, localité située aux confins de la 4e région à la frontière de la Mauritanie qui a fait fortune dans le commerce de ferrailles, a eu la malchance de croiser le chemin de l’un d’eux du nom de René Lennon, un Guinéen de nationalité résident dans le District.

A chaque voyage sur Bamako, Bourema débarque à bord d’une remorque remplie de ferrailles qu’il écoule contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Harouna Cissé, un jeune de Bamako, proche de la pègre l’a observé et étudié courant avril dernier. En vérité, Harouna n’est qu’un pisteur. A ce titre, il a filé la cible à son ami René Lennon pour finir le travail. Ce dernier convainc le riche broussard qu’il est capable de multiplier de l’argent. Bourema le mit à l’épreuve en lui remettant 10 000 F CFA à multiplier. Le Guinéen pour appâter sa proie, ajoute 10 000F et lui remit 20 000 F CFA, prétextant qu’il a multiplié au double la somme. Naïf, ce fut suffisant pour convaincre le crédule.

Séance tenante, il lui remit 400 000 F CFA à multiplier en 800 000 F CFA, plus 100 000 F CFA pour l’achat supposé des produits qui rentrent dans la multiplication. L’escroc lui demanda encore 10 000 F CFA puis après 80 000 F CFA. Deux semaines plus tard, alors qu’il était chez lui à Diabaly, le Guinéen lui réclame deux fois 50 000 F CFA soit au total 690 000 F CFA que Bourema lui envoya. Rendez-vous fut pris pour sa prochaine visite à Bamako. Mais à son arrivée en début juin courant, le Guinéen était invisible et son téléphone éteint. Ayant compris à ses dépens qu’il a été abusé, Bourema recourut au Commissaire divisionnaire de police Salimata Diarra, patronne de la Brigade des mœurs pour que justice soit faite.

Le Requin noir de Konna, l’Inspecteur de police Souleymane Niapougui, chef de la Section recherche mis sur le dossier ne fera que 48 heures de recherches. Le jeudi 19 juin dernier, il sortit le Guinéen du néant qui se mit à table à l’interrogatoire. Mais il ne portait aucun copeck du ferrailleur. Il est placé sous mandat de dépôt. La leçon est certainement comprise que l’argent ne se multiplie pas mais qu’il se fructifie.

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