Remplacement de tous les maires des centres d’état civil de la commune II : La population conteste la décision du maire démissionnaire de l’Adema, Youssouf Coulibaly

Décidément, certaines personnes peu scrupuleuses ne ratent pas d’occasion pour changer de bord quand le vent souffle en leur défaveur.

Faits divers

 

 

Elu sous les couleurs du parti Adema à l’issue des élections communales de 2009, le maire de la commune II, Youssouf Coulibaly, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a changé de veste depuis plus de deux mois maintenant suite à l’élection du président IBK à la magistrature suprême. Pour bénéficier des largesses du régime en place, le maire Youssouf Coulibaly a quitté le parti de la ruche pour rejoindre le RPM. Comme si cela ne suffisait pas, sans consulter l’équipe communale et prendre sa décision en commun accord avec elle, il a publié un arrêté unilatéral, le jeudi 22 mai dernier pour destituer tous les actuels maires secondaires de leur fonction et les remplacer par des maires du parti du tisserand. Parmi ces derniers, figure même une dame non instruite que le maire central entend mettre à la tête du centre d’état civil de Médine en remplacement de Mme Djilla Assitan Diallo. Chose que les populations de la commune ne digèrent pas du tout.  Pire, celles-ci désapprouvent carrément le fait que la gestion de la mairie soit confiée à une analphabète. Pour faire part de leur mécontentement, les habitants de la commune ne sont pas allés par quatre chemins.

 

 

Depuis le vendredi dernier, à travers des manifestations, ils empêchent l’ouverture de tous les centres d’état civil de la commune et exigent le maintien de leurs maires secondaires que le maire central tient à remplacer à tout prix.

 

Selon le maire secondaire du centre d’état civil de Médine, Mme Djilla Assitan Diallo, le mardi 27 mai dernier, il a fait appel au maire de Bagadadji pour la passation. Comme ce dernier n’a pu malheureusement effectuer le déplacement, il a décidé de défoncer la porte de son bureau pour installer son remplaçant. Aux dires de Mme Djilla, la gestion locale n’est pas une question de parti politique. «  Le maire central Youssouf Coulibaly peut bien changer de camp, mais il doit tenir compte de l’avis de la population qui exige le maintien des maires secondaires à leur place « , nous a-t-elle confié. A l’en croire, la gestion d’une commune doit être collégiale étant donné qu’ils ont été élus de la même manière par la voie des urnes.    Notons qu’hier, à notre passage devant la mairie de la commune II, aux environs de 14 heures, des éléments des forces de sécurité étaient postés devant la porte.

 

Reste à savoir si le maire n’a pas fait appel à ces agents pour le sécuriser en cas d’éventuel mouvement d’humeur de la population qui semble plus que jamais résolue à poursuivre sa lutte jusqu’à ce qu’il revienne sur sa décision.

 

Selon Abba, un habitant de la commune qu’on a pu interroger sur place, le maire, en adoptant cette attitude ne cherche que son propre intérêt et non celui de la population.

Ramata S KEITA

SOURCE: L’Indépendant

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.