Prise en otage par l’amant de sa mère qui exigeait de celle-ci le remboursement des dépenses qu’il a effectuées pour elle : une fillette de 2 ans trouve la mort à Kati Koko

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Le dimanche 22 juin dernier, Amadou Coulibaly a été rattrapé par les éléments du Commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes et remis à la police de Kati qui le recherchait. Il est soupçonné d’avoir provoqué la mort d’une fillette de 2 ans le 1er mai dernier à Kati Koko. Le Commissaire principal de police Mohamed Diakité en charge du Commissariat de police de Kati avait été informé dans la matinée du 1er mai dernier de la présence du corps sans vie d’une fillette dans une famille à Kati-Koko. Il a désigné une équipe d’agents conduite par l’Inspecteur de police Alpha Eric Dembélé, accompagnée d’un médecin légiste pour aller sur les lieux pour faire le constat.

Sur place, les agents ont découvert le corps sans vie d’une fillette du nom de Fatoumata Sangaré selon les témoignages.  Elle était recouverte d’un pagne et entourée des parents et voisins. Sa mère, Assétou Diawara, âgée de 23 ans est interpellée et conduite au commissariat pour des investigations approfondies. Le corps de la défunte fut transféré à la morgue de l’hôpital de Kati. A l’interrogatoire, Assétou Diawara explique qu’après sa séparation d’avec le père de son défunt enfant, elle a vécu quelques mois en concubinage avec un certain Amadou Coulibaly. Qu’en fin avril dernier, elle a demandé à son concubin de régulariser cette situation, ce qui a provoqué le courroux de ce dernier.

Amadou Coulibaly refusa dit-elle et lui a exigé le remboursement de tout ce qu’il lui a offert au cours de leur relation. Pour l’obliger à rembourser, il a décidé de retenir sa fillette en otage jusqu’au remboursement intégral de son argent. Assétou Diawara, sachant qu’elle ne disposait pas de moyens pour tout rembourser, le mercredi 30 avril dernier, se rend chez un de ses proches pour lui demander de l’aider à retrouver son enfant. Peu après, elle est contactée au téléphone par Amadou Coulibaly qui l’informe que sa fille souffre atrocement. Elle s’y précipita et trouva son enfant dans un état critique. Assétou décida de l’amener dans sa grande famille pour lui prodiguer des soins, ce à quoi Amadou Coulibaly s’opposa, les empêchant de sortir de sa maison. Pendant la nuit, la malade a rendu l’âme.

Quand Amadou a su que l’enfant est mort, il a profité du sommeil de sa mère pour disparaître dans la nature. Des informations ont appris aux hommes du principal de police Mohamed Diakité qui avaient ouvert une enquête depuis le 1er mai, qu’il est parti à Kayes. Le dimanche 22 juin dernier, Amadou a été rattrapé dans sa course par les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes et remis à la Police de Kati pour la suite des investigations. Interrogé, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il attribue le décès de la fillette à une boisson alcoolisée de type « vieux Menthos » qu’il aurait servie dans un verre déposé auprès d’elle pour aller se laver. A son retour, poursuit-il, celle-ci aurait vidé le verre, une version qui ne convainc personne. Amadou Coulibaly a été déféré à la prison de Kati, le mardi 24 juin 2014 pour répondre de son acte devant la justice.

SOURCE:Maliactu

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