Meurtre du gendarme à Konatébougou : le 12è arrondissement rattrape les auteurs

Après son assassinat, les collègues de feu, le Maréchal Des Logis chef Mahamane B. Sissoko avaient ouvert une enquête pour retrouver ses bourreaux. Mais les patrons du commissariat de police du 12è arrondissement, le Commissaire divisionnaire de police Cheickna Magassouba et son adjoint, le commissaire principal de police, Alphousseyni Ag Souleymane sur le territoire de qui l’acte a été commis, étaient les plus défiés. Moins d’une semaine après le forfait, ils ont relevé le défi. Dans la journée du mardi 12 août courant, leur irrésistible service de renseignement a levé le voile sur Moussa Kanté un étudiant, Daouda Coulibaly et Aboubacar Sangaré, tous élèves, domiciliés à Boulkassoumbougou Kouloubleni en Commune I.

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Les services du Commissaire divisionnaire de police Cheickna Magassouba en charge du 12è arrondissement situent la mort du MDL/Chef Mahamane B. Sissoko, précédemment en service à la Brigade territoriale de gendarmerie de Sangarebougou, vers 23h, le jeudi 7 août dernier. Il causait avec une femme à la frontière entre Boulkassoumbougou et Konatébougou en Commune I quand il a été froidement abattu et sa vieille moto Djakarta emportée. La mobilisation était générale.

Autant les collègues du défunt étaient sur pieds, autant le 12è arrondissement, territorialement compétent était plus que mobilisé. Après avoir fait évacuer le corps à la morgue du CHU Gabriel Touré, les deux officiers, Magassouba et Alphousseyni Ag Souleymane ont mis en branle leur efficace service de renseignement. Le résultat a suivi six jours plus tard. Dans la journée du mardi 12 août courant, il a dévoilé et localisé à Boulkassoumbougou Kouloubleni, l’un des tueurs du gendarme. Une équipe d’agents est désignée pour le traquer, ce qui sera fait. Il répond au nom de Moussa Kanté, né le 7 septembre 1992 (22 ans) à Bamako, étudiant dans une Faculté de l’université de Bamako.

Interrogé sur les faits, il mange le morceau et confesse que c’est lui qui a tiré sur la cible. Il dénonce Daouda Coulibaly, né il y a 20 ans à Libreville, élève dans une école secondaire de Boulkassoumbougou qui conduisait la moto sur laquelle ils sont arrivés et Aboubacar Sangaré, 22 ans, également élève dans une école secondaire du quartier qui a fourni l’arme du crime et le stimulant, c’est-à-dire la drogue. Tous ont été interpellés.

La nuit du meurtre confessent Moussa Kanté et Daouda Coulibaly, ils ont fait deux tours, dépassant la cible en train de causer avec une femme, la moto garée à côté. Le premier tour, c’était pour étudier le terrain, se rassurer que personne d’autre que le couple n’est là et dans les parages. Au second tour, ils sont passés à l’acte, ordonnant au gendarme de leur remettre sa moto. Quand celui-ci a demandé pourquoi, Moussa Kanté qui était à l’arrière de la moto est descendu et a dégainé son pistolet pour ouvrir le feu sur lui à bout portant. De sang froid, il s’est emparé de la vieille Djakarta qui a été écoulée à leur receleur, la même nuit à 50.000 F CFA. La police du 12è arrondissement compte sur vous pour arrêter le receleur, membre actif de la chaîne du crime.

Une perquisition de la chambre d’Aboubacar Sangaré a permis aux enquêteurs de saisir un pistolet automatique de fabrication tchèque. La population de Boulkassoumbougou est très fière de leur commissariat. Les assassins seront incessamment déférés. Leur victime a été accompagnée mercredi 13 août dernier à sa dernière demeure par ses frères d’armes, amis et parents au Camp 3 de gendarmerie de Darsalam. Dors en paix, chef Sissoko.

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