Ignorant qu’une enquête préliminaire se fait à charge et à décharge : une bande de voleurs se fait emprisonner en voulant livrer un des leurs à la police

Tel un couteau à double tranchant, une enquête préliminaire de police se fait à charge et à décharge, ce qui fait qu’un plaignant peut déclencher une procédure contre lui-même. En voulant livrer Bakary Diawara dans une affaire présumée de vol de moto, Alassane Kaba Diakité dit Guinéen chef d’une bande de cambrioleurs et certains de ses complices se sont fait prendre dans les filets de la police du commissariat du 3è arrondissement dans la nuit du mercredi 19 août dernier car, aussi bien les plaignants que le supposé voleur mouillent dans les mêmes eaux troubles de la délinquance.

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Ce n’est pas l’inspecteur de police Issa Niangaly, enquêteur chevronné de permanence cette nuit de mercredi 19 août qui va se faire prendre à défaut par un plaignant qui n’est pas lui-même exempt de reproches. Après tout, être le premier à porter plainte ne signifie pas qu’on a forcément raison. Alassane Kaba Diakité, Moussa Sidibé et Ansoumane Sissoko dit Kayesien avaient dénoncé cette nuit de mercredi Bakary Diawara à la Brigade Anti Criminalité(BAC) pour avoir selon eux, volé une moto Djakarta à l’hippodrome. Ce n’est certainement pas faux car, ce garçon est peu recommandable et c’est pourquoi il avait été conduit au 3è arrondissement par la BAC pour suite à donner.

En plaignants, Alassane et ses deux lieutenants se transportent à trois sur une Djakarta pour se présenter à la police. La présence d’Ansoumane Sissoko dit Kayesien dans les rangs ne plaide pas en leur faveur. L’inspecteur Issa sait qu’il est fiché en tant que ex bras droit d’Ely Dicko dit Zapata, figure emblématique de la délinquance dans le district, abattu par le 13è arrondissement à Banankabougou, les armes en mains. Ceux qui se ressemblent, s’assemblent dit la sagesse. Après qu’ils ont livré Bakary Diawara, il fallait voir si les plaignants n’ont pas de poux dans les cheveux. Issa Niangaly prit le téléphone que portait Guinéen pour défiler les sons qu’il contenait. Ce fut le pot-aux- roses. Il y avait des conversations enregistrées, relatant des scènes de cambriolages ici et là dans le district. Du coup, Alassane dit Guinéen se retrouve pris au piège. Compromis, il se mit à table, confessant avoir cambriolé cinq boutiques à Sebenikoro, en Commune IV, une à Hamdallaye ACI 2000 où ils ont emporté un coffre fort ;  une autre à Sabalibougou et trois à Garantiguibougou.

Le Guinéen confesse qu’il opère dans son pays mais aussi à Bougouni et à Sikasso. En plus des deux, notamment Ansoumane et Moussa Sidibé qui l’accompagnaient, il opère avec Seydou Sacko dit Seka, Lamine Sidibé dit Mimos et Mohamed Lamine Sidibé. La perquisition de son second domicile à Garantiguibougou (il en a deux, l’un est à Sebenikoro) a permis aux enquêteurs de mettre la main sur des munitions de pistolet automatique et de fusil de chasse, des pieds de biche, des téléviseurs écran plat et des CD. Même si les plaignants et leur voleur ne sont pas venus ensemble au commissariat, ils ont fait route pour la maison d’arrêt où tous ont élu domicile le mardi 25 août.

 

Dénis T Théra 

Source: Autre presse

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