Grogne de la communauté malienne de Bouaké contre Madame le Consul

Dans notre dernière parution, nous vous rapportions les conséquences d’un abandon de poste injustifié de 12 jours de madame le Consul général du Mali à Bouaké (Côte d’Ivoire).

Abdramane Sylla Ministre Maliens Extérieur

 

 

 

Selon la communauté malienne résidant dans la localité et environnants, son absence est la principale cause du retard de la mission consulaire qui devait se rendre dans les localités où les ressortissants maliens faisaient l’objet d’attaques de la part d’hommes armés.

Les maliens de Bouaké lui impute la mort de deux de nos compatriotes qui aurait pu être empêchée si la mission consulaire était arrivée à temps.

Cette fois-ci la communauté malienne de Bouaké demande aux autorités son relèvement pur et simple du consulat du Mali à Bouaké.

Dans une lettre signée par la communauté de Bouaké, dont des ampliations ont été envoyées à l’ambassade du Mali à Abidjan et à des ministères, les maliens de Bouaké font état de leur indignation face à la détermination des autorités de maintenir la dame malgré leurs nombreuses contestations. Il lui est reproché outre son récent abandon de poste, « sa gaffe à Yamoussokro » et que si elle n’est pas rappelée au Mali, elle va leur « faire honte » en Côte d’Ivoire.

Le ton de la lettre, dont nous avons reçu une copie, dénote de l’exaspération d’une population qui ne semble plus savoir quoi faire face aux affres de la personne qui est censée leur facilité le quotidien dans ce pays étranger.

La nomination de Mariam Coulibaly, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, au poste de Consul général du Mali à Bouaké, s’est passée dans des conditions plus que troubles.

En effet, c’était au cours de la session ordinaire du Conseil des Ministres du mercredi 24 juillet 2013. C’était donc pendant la transition que Dioncounda a conduit en tant que président par intérim et Tiéman Hubert Coulibaly, en tant que ministre des affaires étrangères.

Jusque-là rien d’anormal, sauf si nous analysons le contexte. En réalité la promotion offerte à celle qui venait, à l’époque, d’être fraîchement titularisée comme administrateur civil, faisait partie d’une vague de nominations dans laquelle Dioncounda et ses collaborateurs s’étaient lancés à quelques jours de la fin de la transition.

Comme pour empiéter le pas aux nouvelles autorités, les nominés des représentations diplomatiques avaient été sommés de vite rejoindre leur lieu d’affectation, avant même que les anciens locataires n’aient fait leur valise.

Il s’établira par la suite que la jeune Mariam Coulibaly serait une cousine au ministre des affaires étrangères de l’époque Monsieur Tiéman Hubert Coulibaly.

C’est alors là que tout s’explique. Une toute nouvelle fonctionnaire, n’ayant aucune expérience pratique ne pouvait, dans les règles de l’art, être propulsée à un tel poste si ce n’est du piston. Le caractère expéditionnaire de la nomination et le contexte chronologique et politique de l’époque prouvent bien une machination.

Cependant, malgré sa volonté de placer ses proches, le ministre des affaires étrangères aurait pu prendre en compte la portée d’une mission de représentation diplomatique avant d’y envoyer une profane et de surcroit, selon les maliens de Bouaké, dénuée de tout sens de responsabilité.

 

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